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31 mai 2013 5 31 /05 /mai /2013 12:12

Parfois, comme touchée par la grâce, avant même de sortir un orteil de sous la couette, je sais comment je m'habillerai pour la journée et il n'y aura pas besoin de plusieurs essayages pour valider cette vision sans prix qui me fait démarrer la journée du bon pied.

Dans cette situation, je suis aussi épargnée par les mauvaises surprises, comme chercher cette robe pendant 10 minutes et se rendre compte qu'elle a été abandonnée au pressing, il y a de cela plusieurs semaines. Non, toutes les chances sont de mon côté ces jours-là et même la voix de Mademoiselle Agnès, dans un coin de ma tête, approuve à grands renforts d'applaudissements le choix fait. Je sors alors, avec le sentiment du devoir accompli et rien ne pourra venir gâcher ce mood de winneuse.

Mais le plus souvent c'est une autre paire de manches qui se joue dans le dressing devenant l'enfer sur terre. Il y a des matins, où rien ne va. Pas de miracle à l'horizon, je galère pour avoir une idée et quitter la sempiternelle combinaison gagnante mais feignante : jeans brut + veste sur chemise d'homme négligemment ouverte, à la façon d'Emmanuelle Alt. So chic mais so 2010 donc so boring. CQFD.

Après des tentatives douteuses qui me ramènent à mes années prépa, où avoir les cheveux gras était un signe distinctif de réussite, je suis à la bourre pour mon RDV et me rabats sur un pantalon noir et un petit pull gris, me convainquant que les accessoires feront l'affaire.

C'est sans compter l'éternel dilemme à résoudre, chaussures plates ou stilettos ? Autrement dit, arpenter les pavés les doigts dans le nez mais ressembler à l'assistante de mon dentiste ou bien jouer les fashionistas en rêvant d'être photographiée par Scott mais finir en pleurs chez André espérant qu'il pourra nous sauver...

Je n'ai pas encore pris mon petit-déjeuner que je suis déjà épuisée.
Je me demande si la solution ce n'est pas de me recoucher...

Flash mode
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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 19:13
Get lucky

Un mercredi, réunir ses camarades, jouer tout l'après-midi, manger des saloperies, souffler les bougies, et s'endormir heureux, plus grand, avec le sentiment d'être important.

...

Quelques années plus tard, à l'âge où les "et demi" tombent aux oubliettes, où l'on se sent à la fois invincible et invisible, on n'a plus le cœur à la fête. On ne comprend rien aux conseils incessants promulgués par ceux que l'on considère nos ancêtres et on voudrait échapper à la réalité qui ressemble à une fatalité. On se fout de tout et surtout des soirées où tout est composé, maîtrisé, joué d'avance, surtout quand on n'entre pas dans la danse, même lorsque l'on est sur la liste des invités.

Aujourd'hui, tout est différent. Fraîchement sortis de l'adulescence, nous serons bientôt papa, maman et savourons la chance d'avoir toujours nos grand-parents. L'insouciance de nos vingt ans a laissé place à l'assurance de nos trente ans. Alors quand l'occasion de lâcher prise se présente, quand changer d'air est au programme le temps d'un week-end à la campagne, avec le luxe de ne pas faire de plan sur la comète, de profiter de l'instant et d'élargir le cercle des connaissances, on ne se fait pas prier et on accepte avec plaisir l'unique consigne des festivités : se travestir en une célébrité des Seventies, entre choc pétrolier et naissance du premier bébé éprouvette. Méthode efficace et approuvée pour se mettre dans le bain et faire tomber les masques.
Au petit matin, on n'a rien vu passé. La voix éraillée, le chignon défait et les pieds massacrés, pas même démaquillé, on se couche, l'âme légère en se disant combien on a été idiot, toutes ces années de se priver de tels moments et qu'il est grand temps de retenter sa chance...

Décider alors qu'il n'y a pas de raison pour ne pas convier à nouveau ses amis, comme quand on était petit... à quelques détails près.
Opter pour un samedi soir, préférer enflammer la piste, s'enivrer pour le plaisir et se promettre l'éternité, sans avoir besoin de la permission de minuit.

"We've come too far to give up who we are
So let's raise the bar and our cups to th
e stars"

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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 08:57

Entre une histoire d'amour ou d'amitié.
A la croisée des chemins, à la lisière d'une nouvelle vie.
Du cinéma grandeur nature et de l'eau à perte de vue.
​Piqué au cœur par le venin mortel d'une addiction à perdre la raison.
Choisir de vivre intensément ce qui se présente.
Croire à l'horizon et s'affranchir du père.

Guidés par Jeff Nichols et accompagnés de Matthew McConaughey, on voudrait retrouver notre enfance, laissée à la dérive, perchée dans un arbre, dans cette cabane à reconquérir.

Mud for love
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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 11:42
Berlin dans les coins
Berlin dans les coins
Berlin dans les coins
Berlin dans les coins
Berlin dans les coins
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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 23:03
Avec modération

Une révolution aurait lieu actuellement à Berlin, ville où les panneaux publicitaires portent les messages préventifs "Trink Wasser" rappelant que l'abus de mousse peut être dangereux pour la santé car non, un demi n'équivaut pas à un grand verre d'eau même s'il est filtré (Kristal pour les fins connaisseurs).

Pourtant personne ne semble avoir conscience de ce grand chambardement.

Car si la bière était, il y a encore peu, la boisson officielle de la capitale réunifiée, ses jours sont désormais comptés.

La raison : une apparente innocente distillerie de vodka découverte dans des entrepôts, non loin du Club der Visionaere et du restaurant Frei Schwimmer, au bord de la Spree.

Sous ses airs de ne pas y toucher, genre hand-made, so typical, so so trendy, l'affaire est dirigée d'une main de maître en la matière, j'ai nommé Pernod.

Vendue dans les boutiques branchées de Rochstrasse, entre les derniers polos Kenzo à tête de tigre que Félindra ne renierait pas, et les pulls Comme Des Garçons indétrônables mais qui coûtent un bras, elle a bien failli nous avoir, connaissant notre penchant pour les jolies bouteilles.

Mais niet, nous avons réussi à résister à la tentation, préférant découvrir de nouvelles façons de savourer le traditionnel breuvage, goûter aux joies des soft drinks bio qui remplacent joyeusement les apfelsaft lors de nos échanges scolaires outre-Rhin fin des années 80 et siroter une valeur sûre au Galander, servie dans les règles de l'art par le sosie de John Goodman.

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Cha
30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 16:31

Aucune pitié.
Encore moins après avoir été floué.
Accepter sa destinée serait ici faiblesse avouée.

 

Au programme, une vengeance dans les règles de l'art et un chemin à tracer pour entrer dans l'Histoire.

 

Toujours à l'affût, les sens aiguisés jusqu'aux nerfs torturés.
Un plan de bataille pensé dans les moindres détails et une armée de petits soldats sacrifiée pour la gloire.

Dans les instances du pouvoir, au sommet de l'Etat, tous les coups sont permis et les journalistes en font partie.

 

Le sang coulé n'y changera rien.
Les dommages collatéraux sont le prix à payer.
Pas une larme ne doit être versée encore moins un regret exprimé.

Avancer avec pour livre de chevet L'art de la guerre et Machiavel comme conseiller.

 

Frank Underwood (joué magistralement par Kevin Spacey) n'a pas l'éthique de Birgitte mais a plus d'un tour dans son sac, épaulé pour ne pas dire coaché par sa femme Claire (Robin Wright parfaite en épouse WASP).

 

Après trois épisodes, on se rêve en machine de guerre insensible et cynique, prête à tout pour réussir alors que la seule idée de déposer nos affaires au pressing et de devoir essuyer les remarques perfides de la blanchisseuse sur nos choix de vie nous glace l'échine et nous plombe le moral, préférant prendre le risque de laver à la main, notre seul pull en cachemire.

 

La vie est injuste et David Fincher un maître en la matière.

 

house-of-cards-le-jeu-de-massacre-politique-de-david-ficher.jpg

 

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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 17:39

"Le problème ne concerne pas la validité morale ou politique du message transmis par le dispositif représentatif. Il concerne ce dispositif lui-même. Sa fissure laisse apparaître que l'efficacité de l'art ne consiste pas à transmettre des messages, donner des modèles ou des contre-modèles de comportement ou apprendre à déchiffrer les représentations. Elle consiste d'abord en disposition des corps, en découpage d'espaces et de temps singuliers qui définissent des manières d'être ensemble ou séparés, en face de ou au milieu de, dedans ou dehors, proches ou distants."

 

Jacques Rancière, Le spectateur émancipé.

 

 

 

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Inconnu flou, à l'exposition DYNAMO

Grand Palais, Paris

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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 21:50

Premières chaleurs enivrantes et déjà quelques rougeurs sur cette peau transparente.

Au Disque Bleu, on commande le poisson de saison.
On admire le paysage qui fait l'effet d'un sas de décompression.

 

On se laisse porter par la brise et guider par notre hôtesse qui a ses entrées jusque dans le Panier.
Ici, on redécouvre combien nous manquent ces instants sans fin dans la salle de bain,
ces discussions sans queue ni tête, qui changent au gré des images qu'on feuillette ensemble au petit-déjeuner.

 

Au jeu des chaises musicales, personne sur le carreau, on préfère danser ou s'allonger
et écouter Danger, Britney et Mozart, pour finir en beauté.

 

Tremper ses pieds dans l'azur de la Méditerranée devient une expédition qui ne disait pas son nom.
Alors que ligne 13, on aurait explosé,
 dans le bus du retour, en pareille situation, 
on profite de l'animation et on réfléchit à la prochaine destination.

 

Sous le soleil exactement.

 

 

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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 18:00
"Quelle que soit l'idée qui s'exprime dans l'espace public, c'est le mensonge de la misère qui rédige le texte. Tous les discours sont soumis à la loi consistant à retraduire dans le jargon de la misère le luxe arrivé au pouvoir".
Peter Sloterdijk, Écumes.
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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 14:02

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from Bureau Betak

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  • : Vodka Lemoni
  • : Pas de justification. Pas de démonstration. Que des tripes avec du style et quelque élégance. Eviter de tomber dans le piège de l'egotrip "Miroir mon beau miroir". Sortir de l'éternelle fatalité "Vous êtes de ceux qui mettent leur orgueil dans ce qu'ils ne font pas" hein Simone. Et pour rendre à Patrick ce qui est à Patrick : "Il vaut mieux vivre avec des remords qu'avec des regrets" So, que la fête commence !
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