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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 12:25
A terre.

Sous terre.

A manger la poussière.

Comme mort.

Plus de souffle.

Dans le noir.

 

Toucher le fond. Tourner en rond.

Ne plus rien ressentir.

A l'agonie.

Les mains glacées, seul et abandonné.

 

Avoir l'énergie de courir, de fuir.

D'y perdre ce qui nous reste, ce qu'on considère être les miettes.

 

Sur les lèvres, quelques mots. 

Comme une étincelle pour rappeler que nous n'avons besoin de rien, que de toi. 

 

Le reste, c'est bullshit.

Le reste on s'en fout.

On est plus fort.

On sait voler.

Je te jure.

Je te montrerai.

 

 

 

 

 

 

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30 octobre 2010 6 30 /10 /octobre /2010 18:06

Quoi de mieux qu'un week-end de trois jours pour entreprendre des travaux laissés longtemps voeux pieux sur une to do liste qui date de Mathusalem ?

Si en plus, on est guidé par un manuel des eighties qui nous promet libération, indépendance et accomplissement personnel, rien qu'en apprenant à faire soi-même son dressing (et pas seulement à le remplir), qu'est-ce qui nous retient ?

 

La salopette, peut-être.

 

IMG_4794.JPG

 

 

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 22:51

Entêtée.

Butée.

Ouais.

 

Orgueilleuse.

Aussi.

 

Mais digne.

 

J'attendais un miracle certainement.

Je leur donnais encore une chance.

 

Finalement, ils ne m'ont pas déçu.

Et ainsi, je n'aurai pas de regrets.

A quoi pensais-je ?

N'ai-je donc rien appris ?

Suis-je toujours à ce point naïve, crédule, idiote ?

 

Dois-je devenir autre ? 

A quoi cela sert d'être dans le rang, de jouer le jeu dans les règles ?

Leurs règles.

 

Savent-ils seulement ce que j'ai dans les tripes ?

Whatever, ce khôl soit disant à l'épreuve des grandes eaux ne laissera pas de trace.

 

je regarde droit devant.

 

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Girl - Phoebe Unwin - 2005

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26 octobre 2010 2 26 /10 /octobre /2010 09:21

Parfois, j'ai envie de beau, du lourd, quelque chose qui sorte de l'ordinaire, de la pensée commune, un truc réfléchi, qui prend du temps à comprendre loin de l'immédiat, de l'urgence, de l'hystérie, de la promo.

 

Comme je ne sais pas (encore) faire grand chose de mes dix doigts, j'écoute France Culture. OK, c'est cliché, bateau, mais 90% du temps ça fonctionne. Ca m'apaise. Je reprends alors espoir en l'humanité.

Sauf que la dernière fois, je suis tombée sur une interview éclair, genre questionnaire de Proust d'un écrivain inconnu au bataillon - normal, on est sur France Culture et je ne suis pas très érudite - qui balançait 3 références littéraires par seconde, histoire de montrer qu'il n'était pas écrivain pour rien, qu'il savait de quoi il parle, que Proust, Hugo et Camus l'avaient bouleversé à l'âge de 13 ans, qu'après la lecture de ces maîtres, sa vie n'avait plus jamais été la même et que bien sûr à 15 ans, il avait trouvé sa vocation.

 

Et moi, qui m'avait transformé ? 

Avais-je trouvé cet auteur, artiste, cinéaste qui m'avait guidé, inspiré dans la fleur de l'âge ?

Trop orgueilleuse, j'avais refusé de me perdre dans la voie d'un seul.

Et avais pris un malin plaisir à papillonner de chapelle en chapelle, ne m'interdisant rien.

 

Et puis j'ai grandi. Malgré moi, j'appartiens à un sociotype. Je remplis certains critères.

Cette liberté revendiquée n'est qu'illusion.

En partie.

Je suis définie en fonction de références, de ce que je lis ou prétends lire, de ce que je regarde ou prétends regarder voire ce que je mange (bio / équitable) ou prétends manger.

 

Pourquoi avoir si peur de dire "je ne sais pas" et refuser de découvrir des mondes jusqu'alors inconnus.

 

Oui, je sais. Pour ne pas se retrouver idiote devant un(e) inconnu(e) qui crie à qui veut l'entendre - et ce n'est pas parce que le volume de la musique est trop élevé :

- "Comment, tu connais pas ça, toi !".

 

L'instinct de survie sociale nous pousse à entrer dans un combat sans fin à coups de :

- "Et ça tu l'as déjà lu, non parce que c'est sublime ? Ah non ! Ah, tu passes à côté de quelque chose."

- "Lui...Tu aimes. Non, je pensais pas. Non, je dis ça parce que je trouve ce qu'il fait un peu facile et MAINSTREAM."

 

Mais souvent, je m'écrase.

Du bout des lèvres, je réponds un "ouais, nan c'est vrai, c'est pas mal ce qu'il fait", "oui, je connais" et je m'éclipse, histoire d'éviter le lynchage en public.

 

Au contraire, pourquoi ne pas proposer à celui/celle qui sait de m'apprendre ?

Et les sujets de conversation qui me font tant défaut en société, ne seraient plus un problème.

 

D'une pierre deux coups.

Et voilà le travail !

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20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 15:02

Quelques jours après les simagrées du petit Nicolas au Vatican, s'amusant à bafouer notre République laïque en multipliant les génuflexions devant le Saint Père, sans que personne ou presque s'en offusque, je m'interroge sur la notion de foi...et du rôle de la religion quelqu'elle soit ici-bas, dans un monde de mortels.

 

Loin des grenouilles de bénitier, Rob (tel est son nom) propose une exégèse aussi angoissante qu'incroyablement neuve, invitant à la découverte de ces apôtres.

Il consacre à chacun un disque, formant ainsi un dodécalogue, comme un testament entièrement réinterprété.

 

Entre prosélytisme et exercice de style, cet objet sonore fait l'effet d'une bombe même chez les plus agnostiques d'entre nous. A l'aube d'une révolution que l'on espère salvatrice et exigente, Rob nous redonne la foi et prend avec brio le rôle jusqu'ici vacant de démiurge exaltant.

 

Béni soit-il.
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J'assume si je dois être taxée de favoritisme mais à choisir (s'il faut choisir), le disque que je préfère de la série est celui de Jude Thadée (vol.4) et plus précisément le morceau feat. S. Tellier "Femme et Enfant".

Est-ce un hasard s'il arbore un look christique ? En tout cas, il nous montre le chemin.

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19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 23:54

Il n'y a pas de hasard dans notre rencontre...

Lui Iron man et moi Iron woman.

C'était écrit.

Dur comme fer.

 

Croix de bois, croix de fer, si je mens...

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19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 16:18

Iron man est un homme comme les autres.

Croisé dans un temple régional de la consommation,

il a accepté de se prêter au jeu de la séance photo/dédicace.

 

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Rien que pour nous...

 

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15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 23:58

Avoir en tête un objectif.

Précis.

Ne pas en démordre, coûte que coûte.

Malgré les imprévus, s'acharner quitte à paraître butée, obsédée.

Malgré les tentatives de dissuasion,

les tentations faciles et puériles,

les dangers inconnus,

l'idée de confort perdu et la faim et le froid redoutés.

 

Avoir un objectif en tête.

Précisément.

Définir son coût. Apprendre à en recevoir.

Goûter à l'état de solitude et le vide qui suit.

S'enivrer de cette liberté à apprivoiser.

Oublier alors toute vérité.

S'engager dans une voie sans fin.

 

C'est en cela que consiste le jeu.

Et rien d'autre.

 

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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 23:57

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Derrière les ombres, un éclat de lumière.

Et pour cacher la forêt, quelque subterfuge qui ne prend pas avec toi.

 

Pourtant, tout craque sous tes pas.

Et le soleil décline. D'ici quelques instants, il fera sombre.

 

Inspire...

Expire...

 

Demain c'était lundi.

 

Ne panique pas.

La jungle n'est pas celle que tu crois.

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8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 16:10

"Pendant la journée, notre vie émotive n'est jamais aussi clairement saisissable. Nos sens jouent un rôle très actif et notre raison cherche à s'imposer en mêlant aux sentiments qui nous agitent la voix de son jugement, le charme délicat de la comparaison, de l'esprit raffiné et subtil. L'âme à demi assoupie laisse les choses se faire. Elle demeure des jours, des mois entiers dans cet état de dépendance et de sujétion, ne vivant qu'à moitié. Jusqu'à ce que son heure vienne, jusqu'à ce qu'elle se libère de ses chaînes au cours d'une nuit anxieuse, sans sommeil, et que la richesse intacte de son existence insoumise vienne nous surprendre ou nous épouvanter. Ainsi notre vie n'est pas simplement superficielle."

 

Hermann Hesse, Nuit d'insomnie, L'art de l'oisiveté (1905)

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  • : Vodka Lemoni
  • : Pas de justification. Pas de démonstration. Que des tripes avec du style et quelque élégance. Eviter de tomber dans le piège de l'egotrip "Miroir mon beau miroir". Sortir de l'éternelle fatalité "Vous êtes de ceux qui mettent leur orgueil dans ce qu'ils ne font pas" hein Simone. Et pour rendre à Patrick ce qui est à Patrick : "Il vaut mieux vivre avec des remords qu'avec des regrets" So, que la fête commence !
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