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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 23:32
Anticipant une douleur que je jugeais insupportable,
je préférai des années durant une lame aiguisée et un savon au pH neutre
pour me libérer des contingences de l'aube genre
"Ah bin non...zut j'ai encore oublié, trop tard, je suis déjà à la bourre".
Que celle (ou celui - pas question de négliger mon lectorat masculin)
qui n'a jamais joué la carte du camouflage me jette la première pierre.

Attitude idiote et qui plus est, incompréhensible
car je mets un point d'honneur depuis ma puberté 
à réserver à mes guiboles un soin tout particulier,
une cérémonie orientale douce et collante, 
solution radicale tuant le mal à la racine.

Pourquoi un tel régime de faveur,
quand on connaît la probabilité plus forte
de se retrouver les aisselles à l'air plutôt que les jambes à vif ?

Je n'avais aucune raison valable. Et pourtant...

Un soir, mon courage à deux mains
et affrontant la peur de souffrir plus qu'il n'en fallait,
un Cointreaupolitain ayant eu son effet sur ma "bravitude",
je réussis l'épreuve du feu sans couper les cheveux en quatre,
avec une dextérité qui en blufferait plus d'une.

Le jeu en valait la chandelle.  

Vénus est libérée pour les trois semaines à venir...côté poil j'attends.
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3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 18:30

Tombée à l'eau.
Incarnant à la perfection la dégénérescence de ce petit monde du 7e art français qui a du mal
à se renouveler et accepter la chair fraîche et la prise de risque.
Elle a bu la tasse et a offert un spectacle pitoyable, donnant la nausée, dépourvu de cette retenue et/ou de la pétillance voire de la folie que l'on accepte de cette caste là, toujours.

Est-elle digne encore de porter son petit pull marine ?



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2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 18:09
Parce que j'ai des petits boudins à la place des doigts,
je préfère garder les mains nues de tout ornement malheureux
et pour seule fantaisie, je m'autorise parfois (aux oreilles) des perles de culture offertes à ma majorité.
Parce que les diamants sont éternels, j'ai réussi à paumer ou briser toutes ses preuves d'amour,
fantaisie à laquelle il a depuis renoncée.
Parce que, pour jouer à la Dame, petite (ça compte plus passé 25 ans), je fouillais dans la boîte à bijoux familiale et accumulais autour du cou toute la richesse hérité, avec laquelle je pavanais maniérée toute la journée.

Parce que souvent aussi, à la vue d'une ligne de poignée cassée sous l'effet d'un bracelet, sur une peau sublimée d'un sautoir, ou une main majestueusement habillée d'un solitaire, j'ai envie de sortir le grand jeu.
Sauf que cela peut virer au cauchemar et avoir l'effet inverse de celui recherché. 
Comment éviter les réactions : " sympa, tu l'as eu pour la fête des mères ton collier ?" (attention, cela n'indique aucunement une envie d'avoir une descendance - pour le moment, c'est une simple vue de l'esprit)
ou " ah, c'est mignon, tu l'as ramené de tes vacances en Ardèche ?",
mais encore "tu as sorti toute la panoplie du sapin de Noël",
sans y perdre un bras et se mettre au régime nouille pour une durée indéterminée ?

Je crois que j'ai trouvé...
Ostentatoire

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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 16:43
J'étais la première à avoir succombé au charme d'un Prophète, le défendant corps et âme,
ne lui trouvant aucun défaut, peut-être même de façon arbitraire
parce que cette gueule de Tahar Rahim elle me boulversait.
Et puis au soir de cette cérémonie sans paillette, nombriliste, petite, névrosée,
j'ai eu envie de découvrir le grand perdant de la soirée.
Parce que croisé à Saint-Germain souvent à la terrasse d'un café, parce qu'entendu invité sur les ondes et heureuse de cette liberté dans les mots, il est de ces hommes qui boulversent par leur maladresse.
Un rendez-vous manqué dans une salle obscure, rattrapage en DVD en pleine actualité,
accompagné d'une tête nouvelle* et pas étrangère,
je n'avais plus d'excuse pour ne pas voir ce que j'aurais du,
il y a un an, il y a un siècle, il y a une éternité.

Une gifle, une caresse, une larme, une douceur, une retenue...
Rien de cela n'était gagné d'avance...
Comme l'autre, il a évité le pathos, les kleenex et l'hystérie.
 
Il y avait de la place pour deux ce soir-là.
Pour deux films aussi différents, aussi majestueux, aussi masculins.
Infortune de l'un alors que l'autre rafle la mise sans mesure.

Un cinéma français avec de sens, sans démonstration mais avec force et conviction.
Une prise de position franche.

Deux, il y avait bien de la place pour deux.

welcome-philippe-lioret-avec-vincent-lindon-f-L-1.jpg
*Firat Ayverdi, Bilal, n'a pas grand chose à envier à Tahar Rahim, croyez-moi...
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28 février 2010 7 28 /02 /février /2010 14:01
Quand les éléments se déchaînent.
En pleine tempête...à tous les égards.
Trouver refuge sous la couette pour calmer une grève de la fin imposée.
Un disque qui tourne sur les platines...en boucle...pour chasser les démons d'une vie à définir toujours.
La BO d'un dimanche à mi-chemin entre hier et demain.
Et la puissance d'ANTIKAL pour faire disparaître les traces d'une anxiété venue pourrir la journée.
Il y aura de la casse.
Salvateur.
Ca fera de la place.



maggot-brain.jpg
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25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 14:21
Parce que, parfois, on a besoin de beau, de choses qui ne supportent pas les blabla, les explications à perte de vue, que l'on souhaite juste se perdre quelques instants dans une autre galaxie, sans comprendre rationnellement l'effet que cela produit sur nous, je me plonge dans cet univers dans lequel je pourrais passer des heures.

L'invitation est lancée...
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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 13:46
En décalage.
A l'arraché.
Condamnée et sans arrêt à risquer un dérapage incontrôlé.
Se tromper d'entrée et prendre la porte.
Etre over-dressed au petit-déjeuner.
En Friday-wear aussi, ça arrive mais jamais un vendredi.
Piquer du nez à côté de la plaque.
Se planter et se planquer.
Ou s'enflammer pour faire diversion.
Borderline, jamais dans les clous.
En continu, sur la pente glissante à s'accrocher aux branches
malgré des signes évidents du fossé qui me sépare de la réalité et cette lueur d'espoir dans un éclair de génie, parfois, aussi.

Où, quand serai-je à ma place ?
Guillaume Gallienne y répond avec une grande délicatesse et pas mal de savoir-faire
dans Les garçons et Guillaume, à table...si, si.

gregor-collienne-photography-9-600x450-550x412.jpg
Gregor Collienne

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22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 14:26

Hors piste !
Avant que la nuit ne tombe, que les lumières ne s'éteignent,
que nous soyons plongés dans l'obscurité avant le spectacle,
mise au point sur un public CSP + pour découvrir, revoir (et se faire voir),
le travail de Xavier Veilhan featuring Sébastien Tellier, le chevalier en smoking blanc cassé.
Rien n'indiquait sur le programme la présence de ceux que l'on pourrait qualifier sans risque
de vedettes de la scène artistique hype et  parisienne du moment,
sans que cela n'enlève rien à leur talent respectif.
Leur apparition fit donc l'effet d'un pompom sur le gâteau.
Après les quelques secondes nécessaires pour remonter à la surface car Furtivo créé un passage dans une autre dimension, je m'interrogeai sur la qualité intrasèque de ce que je venais de voir et ce pour quoi je pouvais dire alors que je n'avais pas perdu ma journée.
Etais-je lucide ?
Aurais-je été autant enthousiasmée, portée, conquise par ce même travail si celui-ci avait été vu sur une chaîne de télévision, en prime time, présentée par Patrick S. ? Autrement dit hors contexte ?
J'étais la première à souligner la composition monochrome de l'assistance
alors qu'il n'y avait ni guest-list ni dresscode à l'entrée,
à ne pas être dupe du choix de la sélection des courts-métrages qui précédait le film
et en bonne Bourdieusienne, à savoir qu'il n'existe pas de miracle culturel en ce qui concerne la réception par un public d'une oeuvre quelle qu'elle soit,
en clair que l'on ne se retrouve pas par hasard un samedi soir au Centre Pompidou dans le cadre d'un festival hors piste qui prône "un autre mouvement des images"  et acheter des billets pour voir une oeuvre vidéo d'un artiste contemporain appartenant un cercle très fermé de la galerie Emmanuel Perrotin.

Alors quoi ?  

Est-ce mal ?

Est-il possible de faire abstraction de tout ce qui entoure une oeuvre d'art, qu'elle ne parle qu'à l'intime - hors des considérations de représentations sociales que l'on doit respecter sans en avoir l'air pour se / être déclaré apte à faire partie du sérail ?

Certainement qu'il a une part d'un snobisme mal assumé mais aussi revendiqué.
Certainement qu'il a cette volonté de ne pas être confondu avec ce que nous ne voulons pas être.
Certainement que nous aspirons à être sur la liste.

Mais le voyage fait sur ce bateau, ces frissons dans l'eau, cette musique dans les oreilles, ils n'ont rien à voir avec tout cela.


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19 février 2010 5 19 /02 /février /2010 14:36

Entre basic instint et pièce maîtresse d'un dressing qui vit au-dessus de ses moyens,
interdiction formelle avait été faîte de rêver à ce classique qui manque terriblement à une silhouette contemporaine, parisienne, so street chic.
Imperméable à mes envies les plus transpirantes, je me blindée pour résister dans une posture "Narta" :
une femme indépendante, bien dans sa peau, au-dessus de ces considérations superficielles et enfantines.

En clair, jamais je n'aurais imaginé pouvoir m'abriter un jour des gouttes, de cette façon so british.
De rêver à une pluie torrentielle, une averse infinie juste pour sortir fièrement mon Trench Burberry,
même à l'envers, surtout à l'envers.

J'avais définitivement rayé de la carte, l'éventualité d'en dégotter un dans un second hand shop des Halles.
Si c'est pour chopper des poux, à d'autres !
Et puis ce n'est pas du jeu...
N'évoquons pas même le dernier modèle de Colette clouté et très bien plissé. C'est hors propos et très déplacé !

Jusqu'à ce matin de novembre dernier.

Au première étage de ce royaume. Dans ce cocon.
En ouvrant l'armoire aux trésors.
Un Trench B. Son Trench B. Celui avec lequel elle jardinait.
L'élégance au degré ultime.

Et avec un naturel désarmant, ne prenant pas la dimension de cet acte,
elle me l'offre comme si c'était un roman à l'eau de rose de la collection "Le Livre de Poche".
Car c'est le sien, que je l'imagine avec piquer des salades, les mains terreuses, une mèche de cheveux qui tombe sur sa joue et une péniche que l'on aperçoit au loin. 
Et son air si lointain, comme tombée du ciel.

trench.jpg
Photo de Eirik Slyngstad


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18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 13:28
Au fond d'un atelier...
Presque cachée.
Sur un mur étouffé de toiles.
Dans la fumée d'une création débridée, elle attend...
Non baptisée, adorée, quelque peu oubliée.
Fière voire arrogante.

Le coup de foudre, une évidence.
Le caprice d'en faire l'acquisition et de lui faire traverser le pays pour l'accrocher,
pour me protéger.
Pour m'inspirer.
Preuve d'une folie sous-jacente.
Preuve que l'essentiel est ailleurs.
Exactement.

la-deesse-au-calice-003.jpg
Détails du tableau "La déesse au calice"
de l'artiste Pierre Fraenkel
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Présentation

  • : Vodka Lemoni
  • : Pas de justification. Pas de démonstration. Que des tripes avec du style et quelque élégance. Eviter de tomber dans le piège de l'egotrip "Miroir mon beau miroir". Sortir de l'éternelle fatalité "Vous êtes de ceux qui mettent leur orgueil dans ce qu'ils ne font pas" hein Simone. Et pour rendre à Patrick ce qui est à Patrick : "Il vaut mieux vivre avec des remords qu'avec des regrets" So, que la fête commence !
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