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1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 18:12
"L'individuation n'est pas individualisation.
L'individualisation est le résultat de l'individuation,
qui est elle-même un processus, par lequel le divers en général,
le divers que je suis aussi bien que le divers que nous sommes,
tend à s'unifier et, par là, tend vers l'in-divisibilité de l'in-dividu,
c'est-à-dire vers sa pure adéquation à lui-même.
Or, le je ne peut ainsi s'individuer que par sa contribution
à l'in-dividuation du groupe qui dit nous, c'est-à-dire à la cohésion de ce groupe [...].
Cette tendance à l'in-dividuation n'est qu'asymptotique : je tends à devenir in-divisible,
mais je n'y arrive pas. Je tends à devenir moi-même, en tant qu'indivisible,
comme unité pure, identité, mais je ne cesse de me contredire,
parce que, en moi-même, m'individuant dans le groupe qui s'individue lui-même
à travers moi, je ne cesse de me retrouver moi-autre, je ne cesse de me retrouver divisé,
tandis que le groupe lui-même s'altère et se divise - et il en va ainsi parce que,
par structure, un processus d'individuation ne peut jamais s'achever."
Bernard Stiegler, Passer à l'acte

Assumer d'être une fille avec les cheveux électriques, des envies philosophiques, des manies de maniaque et un dressing en champ de bataille.

Est-ce aussi simple qu'une ballade de Coconut Records ?


Je m'individue. C'est clair.
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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 19:17
Par où commencer ?
Les pieds dans le plat, la rate au court-bouillon, j'attends un miracle. Périmé. Dépassée.

Qui viendra me sauver des eaux ?

Plonger dans le grand bassin, sans bouée de secours.
Demain, c'est promis.

Arrêter de se prendre pour le messie.
Dans les starting blocks...
A moi de déclarer le départ.

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27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 14:50
Une foule d'animaux sociaux en représentation.
De la fourrure à tous les étages.
Des rides en héritage.
Des bulles pour affronter la première.

L'excitation de découvrir un monde dont je ne connais rien des codes.
Observer. Se fondre dans le moule sans tomber dans le jeu blasé des initiés.

Avec lui, son allure folle, sa main délicate dans la mienne.

Et si je n'aimais pas ?

Angoisse des premières minutes.
Comment affronter cette éventualité au regard de cette scène d'entrée pastorale ?

Le décor planté, les personnages présentés, l'orchestre en mesure, il se dégage alors une puissance jusque là insoupçonnée lorsque les sentiments se confrontent et s'ébranlent en choeur.

La magie opère.
Je savoure ce présent avec une intensité telle.
L'imagine-t-il seulement ?  

Je suis Pretty Woman dans un fourreau rouge.
Je suis Charlotte pleurant Werther.
Je suis Werther lisant les poèmes d'Ossian.

Je suis amoureuse.

310px-Caspar_David_Friedrich_032.jpg
Caspar David Friedrich
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25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 14:02

Entre les gouttes de pluie, rebrousser chemin, ne pas avoir peur de remettre l'épreuve de braver le béton
au lendemain.
Partir à la recherche du film idéal pour clore un après-midi grincheux sur un futon suédois avec plateau-repas.

Fouiller dans les bacs d'un complexe "art et essai" sur les quais,
se remémorer la liste des classiques jamais vus...
Ce serait l'occasion pour rattraper le temps perdu.
Avertissement spontané à l'acheteur d'être dans la zone, au risque de visionner en crypté.

Le choix est fait. Le cash est dépensé. La collection complétée.
Cette fois, pas de problème de téléchargement illégal, de définition de l'image meutrière, de rires qui s'invitent à une bande son que l'on devine ou de haut débit en rade.

Préparation au décollage.
Toutes les conditions étaient donc réunies.
Toutes.
Excepté le fait, qu'aujourd'hui à l'heure de la globalisation, la frontière reste palapable,
lorsque l'on acquiert un DVD en zone 1.
En dernier recours, passer du côté obscur de la force et commettre un acte criminel pour jouir de sa possession.

tumblr_kw7kvnCoTV1qz7lxdo1_500.jpg
Helga Steppan

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22 janvier 2010 5 22 /01 /janvier /2010 18:25
"Cela n'a pas été le coup de foudre,
car vous êtes aussi réticent à accorder votre confiance
que fidèle à la garder."

André Catrice à Hubert Beuve Méry

Tout est dit.
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21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 16:23
Ils sont russes et ils me donnent la chair de poule.
Eux, Absolut, une jupe en cuir et des néons : le parfait cocktail pour faire des étincelles...

Tesla_Boy1.jpg

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20 janvier 2010 3 20 /01 /janvier /2010 17:16
Entre une séance de torture chez IKEA, où on n'a même pas le temps d'entrer dans le magasin qu'on est déjà dans un état de stress au-delà de l'acceptable et un gavage de krisprolls en bonne et due forme,
j'ai choisi mon camp.

Une salle de sport qui nous rappelle non sans nostalgie le COSEC de notre enfance,
l'odeur si prégnante de la sueur qui imbibe en quelques secondes notre jog trois bandes porté deux fois l'an,
un troupeau de filles à fond, un homme perdu au milieu qui a perdu tous ses atributs masculins alors qu'il pourrait être Dieu et un coach hystérique sur la phase descendante d'une dépression carabinée suite à un largage sans préavis.

A j'oubliais, de la musique FM, comme au bon vieux temps des boum dans les caves des parents de nos amis, là même où je faisais tapisserie entre 14h et 18h, affublée d'une jupe écossaise (tiens ! déjà !).

Avant, il avait l'instant norvégien.
Préparons-nous à vivre l'instant suédois.

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18 janvier 2010 1 18 /01 /janvier /2010 20:14

Un détail.
Une posture.
Un bijou de famille.

Une faute de goût souvent.
Un répulsif aussi.
Injustice que cette absence de loi quant à la manière de la porter.
Quitte ou double.

Un effet boeuf, marque d'une élégance certaine et d'une assurance lookée.
Rédhibitoire, le doigt saucissonné, gonflé. Indélébile.

Un signe distinctif qui nécessite une hygiène irréprochable, une dextérité manucurée.

Outre la chevalière aux armes de la famille et l'alliance de circonstance qui ne font pas partie de la catégorie autorisée (cela va sans dire, mais je préfère qu'il n'y ait pas de doute possible), ce choix (de vie) est toujours propice à de nombreuses interrogations sur l'homme orné.

Entre pirate bling-bling et rappeur dandy, l'inconnu au bataillon, à la gueule cassée mais plutôt quelconque, a réussi, grâce à cette seule pierre montée, à occuper mon trajet.

Pour le meilleur et pour le pire...



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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 18:21
De l'idée de l'artiste, de l'intellectuel, du philosophe.
Chercher ce qui les différencie du commun des mortels, de la fille de supermarché.
Pourquoi ont-ils sur nous ce pouvoir d'attraction ?
De l'ordre du fantasme carrément.
Ce rien qui fait qu'ils ne sont pas nous et que nous voudrions être eux absolument abandonnant par la même notre condition de quidam.

Emprunter leurs expressions.
Apprendre même à fumer.

Glaner des références et même des tics que l'on trouve so chic.
Des manières de ne pas y toucher.
Singer avec l'orgueil de ne pas en avoir l'air leurs gestes.
Postures.

Le moyen pour échapper à la corvée ordinaire, à cette effrayante médiocrité rampante qui rend vain le moindre effort à en sortir ?
Sentiment d'impuissance.
Sentiment de décalage.

En réaction, pour se sentir vivre même petitement, vouloir défoncer la petite gueule du premier venu trop sûr de lui.
Gratuit.

Alors quand face à l'un de ceux que l'on croyait être au-dessus du rang, on se retrouve nez à nez avec le même petit égo voulant exister face à l'assemblée, nos bras en tombent.

Désemparée d'abord, j'en ai pris mon parti.
Ils ne sont pas mieux.
Ils en sont d'autant plus mortels à mes yeux, tremblant de peur de n'avoir peut-être pas atteint cette postérité.
Déception. Surtout eux.

L'héritage n'est plus un obstacle.
Le champ est libre.

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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 17:17

Il n'en a pourtant pas l'air.
Le temps d'une invitation dans Tracks (quelques heures encore visible sur Arte + 7), découverte d'un monstre, de ce que l'on pensait, petite conne, être un clown dépassé.

En "vrai", un homme dans toute sa splendeur, sans gesticulation obscène, sans démonstration d'une vie au-dessus des lois. Sans regret d'un passé fantasmé.

Jusqu'aux limites d'un territoire encore inconnu.
De la pudeur dans certaines frasques remémorées.
Un crooner au look ravagé encore dévasteur.
 
Je ne vous ferai pas le coup de "I'm falling in love again", mais c'est limite.

Je suis vraiment dans le coup ! 40 ans après.

Iggy-Pop.jpg
James Newel Österberg Jr. (Iggy Pop)








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  • : Vodka Lemoni
  • : Pas de justification. Pas de démonstration. Que des tripes avec du style et quelque élégance. Eviter de tomber dans le piège de l'egotrip "Miroir mon beau miroir". Sortir de l'éternelle fatalité "Vous êtes de ceux qui mettent leur orgueil dans ce qu'ils ne font pas" hein Simone. Et pour rendre à Patrick ce qui est à Patrick : "Il vaut mieux vivre avec des remords qu'avec des regrets" So, que la fête commence !
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