Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 13:05

Métro Barcelona - ON A arquitectura

Se réveiller, prendre sa douche, boire un thé, s'habiller, sortir dans la rue, prendre le métro, faire sa correspondance, se plonger dans un livre de poche, vérifier les stations qui défilent, descendre à l'identique depuis des jours, des semaines, des mois, plusieurs années.
Again, again, again.
Les mêmes gestes réduits à des réflexes.

Des ballerines pour ne pas déraper, pour plus d'efficacité.
Des talons de 8 cm pour se donner du courage face à l'adversité.
Faire table rare pour garder la face.

Un acharnement à la tâche, parce que grandie dans un modèle de méritocratie.
So what ?
Une roue à l'envers.
Attendre son tour sagement.
En vain.
Ronger son frein.
  
Une échappée.
Dernière ligne droite avant l'open space, se fondre dans une histoire cousue de fil blanc et dépasser la banalité de la répétition.
S'imaginer en héroïne de Zoe Cassavetes. Looseuse. Oui mais...

Keep walking girl.
Partager cet article
Repost0
15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 11:05

Olivier Theyskens maquillé par NARS

"La mode doit être considérée comme un symptôme du goût idéal surnageant dans le cerveau humain au-dessus de tout ce que la vie naturelle y accumule de grossier, de terrestre et d'immonde : comme une déformation sublime de la nature, ou plutôt comme un essai permanent et successif de réformation de la nature.
Qui oserait assigner à l'art la fonction stérile d'imiter la nature ? Le maquillage n'a pas à se cacher, à éviter de se laisser deviner, il peut au contraire s'étaler, sinon avec affection, au moins avec une espèce de candeur."
charles Baudelaire, Eloge du maquillage

Après cela, une envie folle de se parer d'une bouche rouge sang, véritable appel au meutre ou d'un regard charbonneux revolver et assumer le risque du dérapage incontrôlé, de la bavure sur les dents et du khôl qui coule.

Si la séance de démaquillage vous fatigue d'avance, je vous propose de voir cette scène spendide,
extrait d' "Il était une fois l'Amérique" de Sergio Leone


Je n'ai jamais rien vu de plus sensuel.


Partager cet article
Repost0
14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 10:45
Petit retour sur la tempête fashion week qui s'est achevée la semaine dernière à Paris.
Si je n'ai pas encore ma place au premier rang chez Karl, Jean-Paul ou encore Martin, je n'en suis pas moins sensible (et aucunement rancunière) à l'excellence et au savoir-faire des ateliers de ces maisons, et d'autres d'ailleurs.

Nul ici, n'a besoin de moi pour décrypter les prochaines tendances de printemps/été 2010, pardon spring/summer 2010, et je ne vous ferai pas le coup du dilemme
"2010 sera-t-il champêtre (Chanel) ou futuriste (Alexander McQueen) ? ".

A cette occasion, Alexander a renvoyé les people triés sur le volet mais coincés là, à attendre de voir défiler sa collection, au rang de has been en dévoilant son travail (son oeuvre), sur les réseaux sociaux en live.
Pour celles et ceux qui auraient loupé l'évènement, séance de rattrapage :

http://www.alexandermcqueen.com/int/en/corporate/archive2010_ss_womensp.aspx


Photos trouvées sur tendances-de-mode.com

J'entends déjà les ricanements et les critiques des néophytes déclarer que c'est du grand n'importe quoi, à l'instar d'un certain nombre de critiques à l'égard de l'art contemporain ("ça c'est de l'art, tu plaisantes ! Mon gamin, il le fait sans problème cette croûte") et avancer l'argument que ce n'est pas de la mode car importable tous les jours du quotidien de la vie du quidam.

Ce n'est pas le débat. 

Ou si, la Haute Couture doit-elle faire vendre ? Il faudra que j'en parle avec Christian (Lacroix).
L'adaptation d'une telle collection pour le commun des mortels est-elle un passage obligé ?

Le luxe ne serait-il pas aujourd'hui compris dans cette instantanéité de cette présentation, de l'ordre d'un spectacle contemporain, d'un ballet futuriste ?
L'art n'a-t-il pas cette fonction de donner à voir autrement, de proposer une vision inédite de notre monde et de son évolution ?

Très égoïstement, si je ne me projette pas dans ces micro-robes (rapport à des jambes qui ressemblent à des poteaux), préférant m'imaginer me glisser dans un tailleur vintage d'Yves ou une veste Balanciaga, il n'en reste pas moins une envie à la vue de ces créations et une excitation face à un tel talent et une prise de risque de plus en plus rare.
 
Partager cet article
Repost0
13 octobre 2009 2 13 /10 /octobre /2009 09:17
Après des recherches poussées jusqu'au fond d'une valise qui peine à se défaire par l'opération du saint Esprit (je suis une grande croyante devant l'éternel), j'ai retrouvé l'artiste à l'origine de cette claque créative lors du festival "Art under the bridge" précédemment évoqué.

Carlo Bernardini
http://www.carlobernardini.it/

N'hésitez pas à surfer sur son site et regarder les vidéos à la disposition de l'internaute.
En son et en images, c'est digne de Jean-Michel Jarre chez les Pharaons.

Have a nice day.
Partager cet article
Repost0
12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 00:30

Moma, Central Park, New Museum, Neue Galerie, Times Square.
OK, That's it.

Cross Brooklyn Bridge.
Changer d'air.
Partir à l'aventure.

Dumbo is open.

A l'arrivée, des immeubles remplis d'ateliers d'artistes designers, photographes, plasticiens, peintres ou encore architectes et parfois tout cela à la fois à l'occasion du "under the bridge festival".
Des enfants en pleine performance, pinge à linge au nez.
Des oeuvres improvisées avec l'assistance d'un public aux anges.

L'art comme il devrait exister tous les jours du reste de l'année, là-bas, ici, everywhere.
En toute liberté.
Avec des bières au frigo pour les invités, des "Hi, come on, don't be afraid, what's up", just like that sans exposés interminables sur le pourquoi du comment cette démarche de la douleur transcendée et sublimée dans l'acte créatif, sans veste élimée avec pellicule, sans odeur de crasse (oui,  l'art contemporain pue - parfois, pour se donner un genre - je vous le prouverai).
Sans lunettes à monture noire rigide et masquant un visage d'artiste romantique et surtout maudit, imprégné de "on ne sait quoi"' et eux non plus - je vous l'assure.
A la place, une création audacieuse qui s'expose à la critique certes, mais avec le pari d'offrir un véritable moment de grâce. Des choses qui nous touchent, plus ou moins, sans miracle naïf et démagogue et parfois là, dans le énième atelier visité, l'oeuvre que l'on oubliera jamais (mais son auteur oui, sorry).


En multicolor.
Une évidence.

Oui, une preuve de cet emballement que l'on cherchait depuis des jours dans cette **** ville désespérément, frôlant la conclusion qu'on était certainement des petits frenchies blasés ou déjà des vieux cons (l'approche de la trentaine jouant pour beaucoup dans cette option).


http://www.dumboartscenter.org/


De l'ordre de cette réalité que l'on voudrait trouver dans la ville Lumière.
Que tout ce cirque ne soit pas réservé qu'à une élite autoproclamée, en pleine dégénérescence (à mon sens) car se reproduisant entre elle, dans les limites d'un sérail ou les initiés ont les cheveux longs et gras et la gueule d'ange et en bois. 


Que la "nuit blanche" ne soit / ne devienne l'alibi de ce privilège accepté par tous.  

Partager cet article
Repost0
10 octobre 2009 6 10 /10 /octobre /2009 17:14
Objectif annoncé : démarrer la semaine prochaine le compteur à zéro.
Comprendre le panier à linge vide, des munitions dans le frigo, les journaux de la semaine lus, les acariens cachés derrière la porte aspirés, les batteries rechargées et en bonus la tête aérée.
Se jurer en ce vendredi soir que l'on peut atteindre cet objectif haut la main, avec un peu d'organisation, de volonté et un réveil à 9h30. OK, 10h, ne faisons pas d'excès de zèle.

Premier faux départ : un réveil qui n'a pas sonné (je vous jure que c'est vrai). Midi passé et une motivation retombée sous le niveau de la mer.
Renoncer alors, plus vite que prévu d'ailleurs, à être cette femme modèle au top, bien dans son temps, bien dans sa peau.
Commettre le premier acte transgressif d'une longue série qui foutra en l'air ce week-end et finira par faire culpabiliser et angoisser à l'heure de Stade 2 : s'habiller des mêmes vêtements portés la veille. Cela évitera d'affronter un panier en plein craquage.
Trouver des subterfuges pour éviter l'épreuve du rayon frais - faire l'inventaire du placard (coquillettes, nouilles, riz basmati et petits pois carottes), bien assez pour tenir les prochains jours cloîtrée.
Le défi étant déjà perdu à 15h ( je n'ai vraiment pas l'âme d'une winneuse) et pour garder la face malgré tout, réaliser au moins l'une des épreuves inscrites au concours et l'une qui demande le moins d'efforts : l'aspirateur sans sac. Top chrono, record battu. 14 minutes pour éradiquer une colonie de nounours. Je n'ai vraiment pas de coeur.

Devant cette motivation revue à la baisse, trouver toutes les raisons d'un abandon aussi rapide.
Rien qui ne soit vraiment recevable ou avouable.
Ou bien juste l'envie de voir les heures filer, ne rien produire, ne rien consommer, ne pas suivre cette dictature insidieuse de remplir, faire, brasser. 
Se sentir seule au monde (grâce au double vitrage) et s'abandonner.

Un luxe. Une folie.
Et avec quelque fierté, ne rien faire.
Shame on me.
Partager cet article
Repost0
8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 23:41
Avant d'aborder un vrai sujet de fond, comme je le fais à chaque post, je voudrais remercier ces vingt personnes qui aujourd'hui ont fait péter les scores, comprendre les statistiques de mon blog.
C'est un miracle, un truc que je n'espérais pas - enfin plus - m'étant résolue à écrire pour ma pomme - de l'egotrip à l'état brut (en deux briques : pomme / brut  --> cidre. je déchire à Pyramide).

Rendez-vous compte que le rank de notoriété de mon blog est passé de 9 à 14 en moins de 24 heures.
Une progression exponentielle.

Je vous l'accorde, il reste de la marge (on est sur une notation qui va jusqu'à 100).
Donc, pas besoin de vous faire un dessin les mecs, si vous avez envie d'être invité dans quelques temps sur un plateau TV à raconter des trucs débiles sur cette amie que vous avez bien connue, quand elle n'était encore rien et qui grâce à cet outil, a fait la couv de ELLE, remplace désormais Edouard Baer à la cérémonie des César et est devenue la nouvelle égérie de Yves Saint Laurent, vous savez ce qui vous reste à faire.

Bon, je me rends compte que je viens de pourrir ce post, donc on n'est plus à ça près et donc j'ai envie d'être généreuse avec vous et de vous offrir un pur moment de Broadway, en musique, écoutez-moi cela ça claque !
Les 3 premières minutes sont dignes de Justice. Et là vous n'avez pas les néons.

Attention, avertissement à l'internaute, il peut y avoir un deuxième effet kisscool (oh, shit je viens de comprendre là maintenant ce que signifie kisscool - il y a donc littéralement un deuxième effet kisscool) bref, ce que vous allez entendre, peut rester in your mind très très longtemps.

Vous ne pourrez pas dire que vous ne saviez pas.
Je décline donc toute responsabilité.

Partager cet article
Repost0
8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 00:18

Publicité à Times Square pour "Bored to death" à découvrir sur les écrans français,
on l'espère le plus tôt possible.

New-York et le vertige qu'elle entraîne.
New-York et les minutes comptées comme l'interdiction de perdre ne serait-ce qu'une seconde.
Mettre à profit tous ses sens, sa peau, son souffle.
Sentir le bitume qui défile sous ses pieds.
Se perdre corps et âme dans une orgie de sensations, entre émerveillement, orgueil (Yes, I am - here)
et une once de réalité (OK, so what ?)
Et ce monstre sacré qu'est la télévision.
Impossible de résister à cette tentation.
Allumer ce poste accroché sadiquement dans la chambre d'hôtel.
40 chaînes exclusivement privées.
HBO, NBC, FitTV, National Geographic, que du bon pour lobotomiser un cerveau en moins d'une heure.
American dream.

"The revolution will not be televised"

I'm not so sure.

Incroyable, le lancement de nouvelles séries ou saisons de séries, véritables marques.
Back to school = back into the sofa to watch TV like shit.

Sur les bus, à l'entrée des bouches de métro, des écrans qui diffusent les bandes annonces de celles-ci.
Véritable rendez-vous à ne pas rater.
Plaisir délectable que de miser sur celles qui passeront l'épreuve de la traversée de l'Atlantique.

Quelques perles en comparaison de nos "Joséphine ange gardien" ou "Le juge est une femme".

Un coup de coeur pour Modern Family
http://abc.go.com/shows/modern-family

Rien à ajouter, just watch it on ABC !
Un régal presque équivalent à la dégustation d'un donut glacage chocolat dans Madison Square Park, entrain d'observer Dad et Baby jouer dans le cercle d'animation offert par Huggies. 

I swear.
Partager cet article
Repost0
6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 14:07


L'occasion était trop belle.
My favorite movie FAME, celui qui m'a fait découvrir et aimer NY était à l'affiche lors de mes vacations in Big Apple (et si délectable, le fait qu'il ne sorte sur les écrans français qu'en octobre - une éternité, en somme).

L'occasion donc de vivre un rêve éveillé et aussi (surtout) de faire mon intéressante de retour à Paris.

Or, I don't know why, enfin si en fait, je n'ai pas eu envie de casser la magie au vu du trailer de ce remake.
Aux premières images, tout transpire l'eau de rose, les bonnes intentions dégoulinantes, le teenmovie, le truc à la guimauve, trop propre, trop beau.

Je m'insurge et j'ose déclarer ici-même que Fame, le vrai, l'unique est tout le contraire.
Loin de moi l'idée de faire une version commentée du film original et d'imposer une vision de midinette qui joue "le masque et la plume", mais Fame c'est plus que quelques jeunes sortis de la Star Ac, lookés comme dans un clip de Madonna qui croient pouvoir se passer d'études sérieuses pour gagner leur vie et dont le seul objectif est de faire la couv de Fan 2.

OK, j'admets que j'exagère et que je fais preuve de mauvaise foi, car n'ayant pas vu la version 2009, je devrais par éthique, m'abstenir de la désinguer. Mais, j'enrage à l'idée que l'on puisse bousiller l'original et que les nouvelles générations ne connaissent qu'une pâle copie.
La preuve que le film de 1980 risque de passer à la trappe : l'épreuve de feu de la recherche sur Youtube.
En tapant juste "Fame", on ne trouve plus que des images du remake.

C'est injuste.
Partager cet article
Repost0
4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 12:57

Vitrine sur la 5e avenue
Promotion de la prochaine saison de la série Dexter


Super nouveau pouvoir.
Wonder Woman en mieux.
Ma vision s'est affutée. Tout est différent aujourd'hui. C'est un miracle.
Combien de temps cela va-t-il durer ?

Effet Donuts et Coke à volonté ?
Light (comprendre "Fat Free ") is prohibiden car comme le dit Paris de l'hôtel, "Diet Coke is for fat girls", YES Paris, you're right. Qui a peur de sept pauvres malheureux morceaux de sucre dans un verre de 25 cl ?
Hein ! Chochotte.
 
Come back dans la ville des Lumières plus que réjouissant, la nuit blanche n'arrangeant rien à ce feeling chauvin.
Car, you have to explain me for example, pourquoi NYC est réputée pour être cette ville insomniaque
quand pas à une, pas à deux mais à maintes reprises (of course more three times),
nous nous sommes retrouvés dans des famous restos de Manhattan, next to the door - ready to go
et si gentiment demandé, à 23h00 - autant dire le début de soirée.

Inutile dans ces conditions de préciser que nous n'avons rien arrangé à la réputation des Frenchies,
manifestant notre incompréhension à une telle situation qui apparaissait aux yeux des autochtones
somme toute normale, ces mêmes ayant d'ailleurs désertés les lieux depuis belle lurette
pour rentrer aux bercails avant de se transformer en citrouille pour l'occasion.
Oui, car en de pareille situation, lorsque vous n'étes pas alertés par cette habitude qui semble incongrue
au regard du fantasme véhiculé sur Big Apple, vous devenez parano illico et vous développez
un sentiment d'injustice voire de persécution - ne faisons pas les choses à moitié - croyant même décrypter
de l'inhospitalité à votre égard de la part des propriétaires des lieux et autres serveurs. 

Conclusion de cet épisode après discussion et analyse : NYC et ses habitants sont des gens comme vous et moi. Amazing, doesn't it ?
So, tout apparait plus clair et plus limpide depuis.
Effet libérateur de ce trip de l'autre côté de l'Atlantique.
Rien n'est comme ici, tout est comme ici, be what you want to be and enjoy !

Baudrillard me fusillerait sur le champ pour avoir écrit ces dernières lignes s'il était encore vivant.
Oui, Jean, tu as raison. OK, OK.
Mais laisse-moi une seconde ne pas culpabiliser d'être le produit de mon époque et de me plaire un instant dans cet environnement post-moderne dirigé par la dictature de la consommation.

Dès demain, je reprends mon costume de rabat-joi(s)e. 
Promis. Juré.
Craché.



Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Vodka Lemoni
  • : Pas de justification. Pas de démonstration. Que des tripes avec du style et quelque élégance. Eviter de tomber dans le piège de l'egotrip "Miroir mon beau miroir". Sortir de l'éternelle fatalité "Vous êtes de ceux qui mettent leur orgueil dans ce qu'ils ne font pas" hein Simone. Et pour rendre à Patrick ce qui est à Patrick : "Il vaut mieux vivre avec des remords qu'avec des regrets" So, que la fête commence !
  • Contact

Recherche

Liens