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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 12:49

S'il vous arrive parfois de vouloir éclater la tête du passager qui vous fait face dans le métro,
contre la vitre poisseuse, sans aucun raison valable, même pas un regard de travers qui pourrait exprimer
une quelconque animosité pourtant si fréquente et compréhensible dans les transports en commun parisiens
et déclanchant les hostilités,
que vous ne supportez plus les discussions pathétiques de vos voisins de terrasse,
écoutées il est vrai de façon indiscrète, si sourir aux voisins croisés dans l'escalier vous demande
un effort surhumain,
que la seule évocation de pousser un chariot dans un supermarché vous donne des spasmes d'angoisse,
outre le fait que cela n'a rien d'anormal,
je vous conseille néanmoins de cliquer sur le lien qui suit
http://fiftypeopleonequestion.com/

Ce n'est pas une solution miracle pour retrouver la joie de vivre,
genre les chiffres du prochain tirage du loto, juste la preuve en images que le BEAU existe
et qu'il peut s'incarner.
De la poésie sans froufrou, sans esbrouffe qui arrive même à éviter l'écueil jacksonnien "we are the World".
Si vous n'êtes pas 100% fluent in english (la honte), don't worry,
en quelques minutes de persévérance,
la force de ces témoignages, leur délicate sobriété et élégance vous parviendront intactes
(certes, quelques bases d'anglais sont nécessaires).

Vous êtes encore là !

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1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 13:29
"Dans l'univers en expansion, les galaxies les plus lointaines s'éloignent de nous à une vitesse si grande
que leur lumière ne peut nous parvenir.
Ce que nous percevons comme l'obscurité du ciel, c'est cette lumière qui voyage vers nous à toute allure,
mais qui malgré cela ne peut nous parvenir, parce que les galaxies dont elle provient s'éloignent
à une vitesse supérieure à celle de la lumière."
Giorgio Agamben Qu'est-ce que le contemporain


Quand on réfléchit à cela, tout de suite on voit les choses différemment.
La réunion client prévue dans l'heure qui suit et à laquelle on n'a pas envie de mettre les pieds,
le frigo vide,
la paperasse qui s'entasse,
la coupe de cheveux indomptable,
le chanteur vieux beau qui revient avec un "nouvel" (énième) album qui ne dit rien de plus,
à qui on offre des pages de magazine pour déclarer "je me sens plus libre à 40 ans qu'à 20 ans"
et contre lequel on s'insurge parce que l'on ne comprend pas pourquoi autant de médiocrité
à une heure de si grande écoute, et si ce n'est pas lui, c'est un autre,
le Twix qu'on vient d'engouffrer pour finir sur une note sucrée son repas pris au lance-pierre... 
En somme, les petits bonheurs quotidiens qui nous font nous sentir vivants.

Sans que jamais cet ordre ne soit remis en cause, car nous avons la certitude effrontée que demain existe.
Que le soleil se lèvera.



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28 août 2009 5 28 /08 /août /2009 17:02


En surfant sur la vague, en fouillant dans les recoins de la toile, je suis tombée sur la caverne d'Ali Baba,
une mine d'or à ciel ouvert, un trésor intact sans trace miteuse.
Un truc inimaginable même dans mes rêves les plus fous, là au bout de mes doigts, à portée de clics,
sans aucune limitation...et à un coût défiant toute concurrence : "Moins cher que gratuit".
Les archives de la presse de mode depuis 1921 et ce en toute liberté.
http://patrimoine.jalougallery.com/

Je ne sais plus où donner de la tête, tendance boulimique.
C'est un don de Dieu et je pèse mes mots.
Si les voix du seigneur sont pénétrables (j'imagine qu'il se connecte de temps à autre), félicitons cette si généreuse initiative.

La grâce à l'état pur concentrée dans les premiers numéros de l'officiel de la couture et de la mode.
Une baseline qui fait saliver d'envie :"Organe de propagande et de défense de toutes les industries de la nouveauté'.
Ca claque davantage que " Plus mince, plus jeune, plus longtemps, le meilleur régime du monde". hein ?!

La preuve en image que fond et forme peuvent faire bon ménage.
Yes we can.

A consommer sans modération.
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27 août 2009 4 27 /08 /août /2009 17:37


Eviter tout mouvement brusque ou remarque désobligeante qui pourrait perturber
"la conduite sportive et familiale" de l'homme au volant , que dis-je l'as du volant.

Eviter de tenir la poignée de façon crispée, de lancer un regard dans le rétroviseur
pour prendre conscience de l'état d'hystérie générale qui règne hors de l'habitacle.
Raisonner. Vérifier la présence d'airbag à bord.
Ne même pas émettre l'hypothèse que je puisse reprendre la situation en main.

Se focaliser sur le tunnel de publicités qui n'en finit pas sur les ondes et attendre le prochain tube de l'été 1986 (Comme un ouragan pour ceux qui auraient la mémoire courte) pour évacuer le stress emmagasiné depuis déjà deux kilomètres dans cette "5 portes DIESEL". Modérer la clim qui n'arrange rien à l'ambiance glaciale et opter pour une autre station FM.

Anticiper déjà le moment crucial du créneau qu'il faudra recommencer sans fin, bloquant une circulation fiévreuse.
Scruter minutieusement la place qui pourra laisser croire à une parfaite maîtrise du véhicule.

Se promettre de ne plus ouvrir la bouche et dire l'irréparable.
Feindre alors la confiance à toute épreuve...
Jusqu'au deux roues qui déboite sans crier gare.
Petite phrase cinglante qui s'échappe à mon insue, échange de mots doux et rappel du bougre que lui n'a encore jamais défoncé de carosserie en voulant sortir d'un garage.
COUP BAS. 
Silence.
Fin des hostilités.

Sortir enfin vivante de cette virée.

Record battu : moins de 20 minutes ensemble dans une voiture et déjà la tension monte.

Pour les love balades, préférer la main dans la main classique mais efficace.

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26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 18:10
Se battre en duel, avec les poings.
Finir la nuit et la bouteille, perdus à 300 mètres de l'appartement.
Jouer la distance un temps et ne plus se quitter, demain c'est loin.
Rester à la surface des choses, éviter le pathos et la crise de jalousie.

Pourquoi je ne suis pas un garçon.

Réflexion faite dans un couloir sans lumière du jour, mon tour arrive, et ma pudeur s'en va.
Ma féminité tient à peu de choses et à ce rendez-vous annuel surtout.

Si je ne suis pas ce mâle, fais-je bonne figure dans le monde des garces ?

Une femme qui dans la force de l'âge ressemble encore à une fillette à la sortie de l'adolescence, à qui on offre une Vittel grenadine en guise d'apéritif quand les grands sont au rosé.
Une midinette qui porte des talons hauts et attend avec impatience The september issue,...mais qui pour plaire au garçon préfère se "taper" les Rocky à la suite.
Une gamine qui fait des caprises à chaque repas pour éviter le maximum de lipides dans le menu.
Une enfant qui, l'air de rien, découvre une épaule pour se sentir exister.

OUI. OUI MAIS 
Une femme qui déteste les cruches au cinéma, rôles écrits par et pour des hommes. 
Une midinette qui guette la fragilité d'une Chiara Mastroianni.
Une gamine qui assume son féminisme de comptoir.
Une enfant qui adore se salir exprès.

Juste être une femme like Catherine Deneuve pour YSL.

*Juste être un homme de Craig Davidson  (The fighter) - 2006


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25 août 2009 2 25 /08 /août /2009 13:00

Frank Barthold

Est-ce l'effet de ma deuxième séance de Yoga toute en souplesse ?

Ou les mots au compte-goutte échangés avec l'être aimé pour m'assurer
de son identité lorsqu'il se glisse sous les draps au bout d'une nuit à chercher Morphée ?

Ou l'orgueil qui interdit la petite faiblesse qui vous perdra, sous forme d'une télé-réalité en screaming sur la toile ?

Ou l'envie incontrôlable de dévaliser un H&M un soir d'été, scrutant les filles sûres d'elles 
les jambles à l'air, sur un quai de Seine ?

Car depuis plusieurs semaines, une question shakespearienne ne me quitte plus :
"Qu'est-ce qui me retient de tout faire péter ?"

Hein ?
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23 août 2009 7 23 /08 /août /2009 22:35
Farniente, les rideaux tirés, allongée à passer en revue les multiples possiblités
que m'offre cette solitude forcée.

Choix cornélien entre la lecture d'un roman à l'eau de rose rafraîchissant
et le visionnage d'une somme animée de l'intellegensia qui ouvrirait des horizons sans avoir à faire
un mouvement et donc éviter toute tentative de sudation non désirée.
Au ralenti.
Aussitôt décidée et installée, regretter l'option prise.
Tout arrêter sur le champs et démarrer une nouvelle activité.

Faire la liste de ce qui traine depuis un siècle.
Occasion rêvée pour déclarer un dégât des eaux, preuves à l'appui.
Rattraper la correspondance qui s'entasse et ceux perdus de vue depuis des lustres.
C'est une journée idéale pour atteindre cette perfection de l'être social qui nous rendrait irréprochable.

Et non...Rien de mieux que d'effiler les haricots frais.
Geste désuet pour se prouver qu'on peut faire des choses de ses deux mains.

Pourquoi courir un monde qui n'a plus grand chose à voir avec ce que nous sommes devenus,
une éternité dépassée,
quand le notre,
celui que nous avons désiré 
s'ouvre avec tant de grâce et d'affection, là sous nos pieds ?



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20 août 2009 4 20 /08 /août /2009 14:40

Vincent Fournier

La nuit fut courte, à la recherche d'air entre les couloirs moites de l'appartement.
Au réveil, chercher la fraîcheur dans les plis du drap.


Ne pas perdre de temps, il m’attend.

Passer sous la douche, réussir l’épreuve du feu et régler la question existentielle et quotidienne 
« comment je m’habille ? » (Réponse véridique  déjà entendue sans trucage : « vite ») sans crise d’angoisse.

Reporter le moment de se sustenter, la chaleur écrasante ayant l’effet d’un coupe-faim radical.


Rendez-vous dans une poignée de minutes avec ce petit frère si fier, si fort.
A l’échappée, en bleu de travail, comme deux parisiens à siroter nos cafés.

Un homme dans la force de l’âge, beau comme un dieu.
Un homme qui m’impressionne, qui me ressemble, si éloigné de moi.


Sensation agréable que de vouloir le protéger.

Désir incroyable que de vouloir déclamer à qui veut l’entendre, à l’aube
« il est beau mon frère, hein » telle une mère juive.


Il me manque. Ils me manquent.

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18 août 2009 2 18 /08 /août /2009 14:19

Broken English de Zoe Cassavetes 

 

Dépasser les limites de l’acceptable, être capable du pire
car démunie face à l’absence de la moindre expression.


Ne pas pouvoir partager le secret, faire les choses clandestinement
avec ce plaisir délectable mais empoisonné.


Croiser les doigts pour ne pas être trahie ni vendre la mèche dans un moment d’inadvertance.

Ne laisser aucune preuve, aucun indice par négligence et espérer qu’il ait envie de cela aussi.


En parler à la terre entière, trouver des alibis, valider l’avancement des préparatifs et l’objectif final.


Et lui qui n’en finit pas de ne pas vouloir voir ce qui se trame au bout de son nez.


Avons-nous été à la hauteur de ses espérances, rêvait-il de cela ?


Le doute pour ne pas changer mais ce truc imperceptible quasi ineffable depuis, là, qui ne nous quitte plus
et qui annonce qu’ici, maintenant, entre ailleurs et l’infini, it’s for ever baby.

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12 août 2009 3 12 /08 /août /2009 14:18

Photo "The Selby"
Portrait de Lucas Ossendrijver - fashion designer
Chaussures Lanvin homme 


Une manie des flots...
Sur un chapeau, à une robe, dans les cheveux, au poignet...
et le MUST en la saison, une chaussure d'homme pour homme.

Rien de tel pour souligner la ligne, une féminité tout en détails et en discrétion,
pour redonner du caractère à un modèle quotidien dont on se lasse mais dont on ne se passe.

Une pointe de style qui ne tient qu'à un fil, un ruban en velours ou en satin.

Un délicat nouage, simple à faire glisser en toute en subtilité
pour jeter la corde au cou et nouer le lien.
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Présentation

  • : Vodka Lemoni
  • : Pas de justification. Pas de démonstration. Que des tripes avec du style et quelque élégance. Eviter de tomber dans le piège de l'egotrip "Miroir mon beau miroir". Sortir de l'éternelle fatalité "Vous êtes de ceux qui mettent leur orgueil dans ce qu'ils ne font pas" hein Simone. Et pour rendre à Patrick ce qui est à Patrick : "Il vaut mieux vivre avec des remords qu'avec des regrets" So, que la fête commence !
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