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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 10:54

De la légèreté.

De la douceur.

De la joie.

De la candeur.

Loin de l'aigreur ambiante, de cette puanteur qui nous étouffe et nous donne des hauts le coeur, on rêve à des jours meilleurs.

C'est Karl, encore lui, perché dans des sphères loin des réalités du commun des mortels qui nous a offert un courant d'air frais, bienvenu dans ce marasme ambiant.

A écouter et regarder l'actualité, à lire les journaux, on voudrait prendre nos jambes à notre cou et fuir à tout prix, pour éviter une dépression collective qui pourrait bien se finir en eau de boudin. Bref, entre les frasques d'un président normal qui fait sien le thème de la rupture, les colères nauséabondes de fous furieux et les rumeurs les plus folles propagées par SMS nous ramenant aux heures sombres du Moyen Age, l'attitude désinvolte des mannequins Chanel lors du défilé Haute Couture printemps/été 2014, sautillant, virevoltant, bien dans leurs baskets, dévalant les escaliers libérées de la peur de la chute au rythme du dernier opus joué en live de/par un Sébastien Tellier lunaire, nous a rappelé qu'une révolution était en marche.

J'ose penser qu'il ne s'agit pas d'une mode, mais bel et bien un mouvement, qui une fois n'est pas coutume, serait impulsé par un monde ô combien régi par des diktats dépassant souvent l'entendement. Pourtant, et même si je mélange les torchons et les serviettes, le salut ne pourrait-il pas venir de cette image rafraichissante d'un podium avec des filles vivantes, loin de ce qui ressemble généralement de près ou de loin à des humanoïdes, proposant (imposant ?) un modèle de perfection très discutable.

La nature n'avance t-elle pas en faisant des bonds ?

Et si pour déjouer les embûches de ce début d'année tout gris, pour avancer, conquérir notre salut, la solution ne serait-elle pas de chausser une paire de baskets confortables ?

Nul besoin qu'elles aient été achetées au Bon Marché pour partir du bon pied et faire naître l'amour autour de nous.

Bien dans tes baskets
Bien dans tes baskets
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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 11:35

Alors que la Fashion Week parisienne s'est achevée après avoir lever le voile (de mariée) sur le dernier tabou de la Haute Couture, à savoir la basket en star des catwalks, se révélant comme une tendance lourde puisque mise en lumière par Karl pour Chanel et Raf chez Dior, remisant au placard les stillettos et autres instruments de torture, de l'autre côté de la planète, au pays de Natalie Imbruglia, ce sont les méduses nouvelle génération qui ont la côte.

Si on croise quelques spécimen tout droit sortis de nos souvenirs des vacances à La Baule, en plastique bleu ou rose, au choix, on a noté une nouvelle variante dont on ne sait toujours pas, si on oserait les adopter dans nos contrées européennes, à notre âge, désormais avancé - qu'on se le dise, on n'a plus 20 ans.

Une chose est certaine, pour celles et ceux qui voudraient tenter l'aventure et un retour dans le futur, le port de la chaussette reste prohibé avec ce type de soulier, que l'on ait la gambette gracile ou que l'on soit sensible à la clim.

Lilly, le retour de la méduse
Lilly, le retour de la méduse
Lilly, le retour de la méduse
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22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 10:12

"Les choses ne sont pas toutes aussi saisissables, aussi dicibles qu'on voudrait en général nous le faire croire ; la plupart des événements sont indicibles, ils s'accomplissent dans un espace où aucun mot n'a jamais pénétré; et plus indicibles que tout sont les Œuvres d'Art, existences mystérieuses dont la vie, à côté de la nôtre, qui passe, est durable."

Rainer Maria Rilke, Lettres à un jeune poète.

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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 11:21

…mais du jus de fruit version Aussie.

Ceci n'est pas un détergent
Ceci n'est pas un détergent
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23 décembre 2013 1 23 /12 /décembre /2013 11:21

A la rétrospective Pierre Huygue, au Centre Pompidou, à Paris.

Lui : "En fait, il fait tout comme nous, mais en mieux..."

Elle : "Tu dis ça à cause de la fumée et des néons ?"

Lui : "Pas que..."

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17 décembre 2013 2 17 /12 /décembre /2013 11:50

Elle : "T'as pas du classique ?"

Lui : "iAM c'est dans le bac bleu."

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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 16:53

Leçon de mode par l'un des maîtres du dandysme.

Inutile de préciser que j'approuve ce qui pourrait devenir une tendance pour l'homme à l'été 2014...

Oscar Wilde à la grecque.

Oscar Wilde à la grecque.

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3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 14:00

Pas de froufrou.

Pas d'esbroufe.

Pas de parure qui gâcherait l'équilibre des formes.

Il s'amuse des transparences mais ne dévoile rien qui choquerait l'assistance.

Sa séduction est dans les lignes de fuite.

Il joue avec les volumes pour sublimer les courbes.

La mise à nu du corps est suggérée, jamais donnée.

Ses robes sont hors du temps. Il a crée une silhouette qui traverse les modes, sans publicité, sans produit dérivé. Une révolution.

Durant l'exposition, on rêve que le Palais Galliera devienne notre dressing pour une nuit, et qu'à l'abri des regards, on se glisse dans un de ces modèles pour femme sculpturale, se métamorphosant ainsi sous les coutures d'Alaïa.

L'absence de l'homme se révèle dans les jeux d'ombre et de lumière proposés par la scénographie feutrée. Elle en devient suspecte. Non qu'on attendait un culte de la personnalité, mais il est vrai qu'on aurait aimé découvrir le secret.

On espère sans se l'avouer qu'il nous attend au Musée d'Art Moderne, où continue la rétrospective. Aucune trace de lui. Ses créations habitent les lieux, son fantôme hante notre esprit. Aucune image, aucune archive. Pas même une avec Stéphanie Seymour ou Naomi Campbell, elles qui étaient à ses pieds.
Rien que des robes, des vestes et un legging, le premier de l'histoire, il paraît.
A se damner.
Comme si tout cela avait été créé par un fantôme, par magie...
Par la main du Dieu Azzedine.

Photo : Patrick Demarchelier

Photo : Patrick Demarchelier

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28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 15:02

Une activité de midinette, de jeune fille en fleur.

Une astuce pour engager la conversation et tester les goûts des unes et des autres dans une soirée pyjama, histoire d'appréhender la concurrence et d'évaluer les rivales qui se déclareraient dans la cour de récré ou à la prochaine boum organisée.

Un classement serré, au numerus clausus sans pitié. Les places sont chères.

L'exercice était loin d'être évident et des variantes, suivant l'humeur du moment, venaient pimenter la compétition.

On ne se gênait pas pour ratisser large et se plaire à rêver à la belle gueule de ciné ou faire avec les moyens du bord, genre les garçons de 4ème B.

Une fois la liste établie, après d'âpres négociations intérieures, on la rédigeait dans les agendas ou journaux intimes des copines et on s'endormait avec le fol espoir de croiser un jour, l'élu installé sur la plus haute marche du podium.

....

Il y a quelques semaines, entre le lange d'un nourrisson et une bière fraîche, avec quelques amies, on s'est amusée à nous remémorer nos Top 5 (dire "five" comme Drive...) respectifs.
Et on a tenté de les actualiser...

La misère. Non que nos envies s'étaient assoupies, non que nos désirs ne soient pas assouvis, mais nous séchions sur les bellâtres de la sphère médiatique, toutes disciplines confondues et même en version originale, avec qui nous nous imaginions siroter un cocktail sur un rooftop et plus si affinités. Alors qu'à la puberté, on aurait eu toute la latitude pour programmer un Hit Machine sans l'aide de Charlie et Lulu, c'est avec peine qu'on a rassemblé nos idées pour trouver cinq malheureux noms à inscrire dans nos Moleskine.

Même l'aide de nos chers et tendres assistant médusés à pareil échange entre féministes revendiquées n'y a rien fait. Nous butions sur nos fantasmes, obligées de feuilleter le dernier GQ pour trouver de l'inspiration.

...

Aujourd'hui encore, rien y fait.
Je peine à aligner les propositions.

Aurais-je perdue toute folie ?

Serai-je devenue triste et raisonnable, sachant que cela n'arrive que dans les films des Nineties avec Julia Roberts et Hugh Grant à l'affiche ?

Ou peut-être, à l'inverse de Patachou, ai-je trouvé le grec* de mes rêves ?

*Que celui-ci ne se repose pas sur ses lauriers, à y réfléchir, je ne m'interdirais pas une Royal Affair avec Mads si l'occasion se présentait.

Patachou - Qu'javais marié un Grec

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 16:18

Les bras chargés de fleurs, nous sommes entrés dans l'église en te précédant.
Submergés par les regrets, les yeux noyés, le souffle coupé, nous avons avancé.
Nous avions froid. Nous avions peur de ne jamais te retrouver.
La veille, bleu dans ton costume, tu avais l'air satisfait de ta sortie.
Je t'ai trouvé idiot ainsi présenté.
Ta mère a coupé une mèche de tes cheveux.
J'aurais voulu t'engueuler.
J'aurais voulu t'embrasser.

Toi qui ne voulais jamais déranger...

Nous avons été sages, rassures-toi.
Nous avons écouté l'hommage feignant autant que nous pouvions l'ordre des choses.

A la fin, gerbant cette séance de prosélytisme et autant de bons sentiments qui n'avaient rien à voir avec toi, nous nous sommes promis de ne jamais te considérer comme un saint et de toujours t'aimer comme tu étais vivant.

Nous nous interrogeons sur les formes de ta renaissance.
Nous attendons les signes de cette nouvelle présence.

Ainsi, pour conjurer le sort et continuer à oeuvrer pour notre éternité, nous reste à programmer nos prochains week-end existentiels et groupés.

Paddy et Haribo pour communier.

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  • : Vodka Lemoni
  • : Pas de justification. Pas de démonstration. Que des tripes avec du style et quelque élégance. Eviter de tomber dans le piège de l'egotrip "Miroir mon beau miroir". Sortir de l'éternelle fatalité "Vous êtes de ceux qui mettent leur orgueil dans ce qu'ils ne font pas" hein Simone. Et pour rendre à Patrick ce qui est à Patrick : "Il vaut mieux vivre avec des remords qu'avec des regrets" So, que la fête commence !
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