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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 14:08
La montagne sacrée
La montagne sacrée
La montagne sacrée
La montagne sacrée
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24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 22:35

"Nos pères ne portaient ni blouse ni cravate, nos mères ni tablier ni tailleur. Nous avions été éduqués et formés par les livres, les films, les chansons - par la promesse de devenir des individus. Je crois que nous étions en droit d'attendre une vie différente."

Tristan Garcia, Faber Le destructeur, Gallimard, 2013

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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 09:43

Lost in the supermarket...

Des sensations pures
Des sensations pures
Des sensations pures
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6 octobre 2013 7 06 /10 /octobre /2013 15:31

Situation de crise.
Un homme et une femme à bout de souffle.
S'ils se sont aimés, ils ne savent plus se parler.
Incapables de se séparer car liés par une progéniture qui n'a rien demandé,
ils n'en finissent pas de se déchirer.


Un appartement pour ring, qui ne respecte pas toutes les règles d'hygiène et de sécurité.
Un baby-sitter apprenti pâtissier, bonne pâte mais vite dépassé.
Un ami avocat en devenir, qui voudrait que la loi soit respectée.
Un voisin appelé en renfort pour éviter d'en arriver aux mains.
Et un nouvel amant, qui arrondit les angles.

Elle, au bord de la crise de nerf, ne sait pas comment s'habiller pour l'évènement
et ne peut se permettre de perdre la face en duplex, en direct de Solférino.

Entourée de sa garde rapprochée, on la pense en sécurité, sous la menace du père de ses enfants, qu'on imagine ce dimanche, fou de ne pouvoir leur rendre visite.

Dehors, la rue gronde, divisée en deux camps, qui attend la proclamation du nom du nouvel homme providentiel, en cette journée historique d'élection présidentielle.

La foule rêve au changement. On lui a promis. Elle y croit.
Aparté : un an plus tard, elle a la gueule de bois.

Le décor est planté.

Lui et elle, n'en ont cure.
Pour exister, pour ne pas céder, ils se jetteront à corps perdu dans cette bataille
jusqu'au bout de la nuit, et ne pourra finir que par un chaos partagé.

Elle, vilaine fille, lui, mauvais garçon, ont tous les deux leurs raisons et des torts à égalité.

Pas un pour rattraper l'autre. Si on avait pris le parti de la jeune fille vulnérable jusqu'alors - solution de facilité, je suis d'accord - on se demande si elle ne joue pas de cette hystérie ambiante, si elle se rend compte de ce qu'elle provoque et si ce n'est pas elle qui serait dangereuse dans cette affaire.
Le problème n'est pas là.

La question est davantage "où trouver sa place, ici-bas ?".

La caméra, dont l'ambition n'est certainement pas d'embellir le portrait, montre d'une façon brute, parfois bringuebalante mais aussi chirurgicale la tension à fleur de peau, l'hystérie qui guette, l'Histoire en marche, le quotidien banal, la vie en clair, qui continue.

Dans les tripes de la réalisatrice Justine Triet, tout est digéré, tout ce qui fait sens pour des êtres faits de chair et de croyances. Sans que l'on s'en rende compte, elle opère à choeur ouvert dans notre société, de l'intime jusque sur la place publique.
Tout y est mélangé, c'est la réalité.

Si elle choisit de ne pas nous offrir de happy end, de laisser la balle au centre, la bande son semble vouloir nous dire, sans en avoir l'air, d'une voix naïve et enfantine de ne jamais renoncer, que notre place est dans la course, si nous n'avions pas encore la réponse, et que pour cela, point de miracle mais se lever, chaque matin que Dieu fait, quand bien même ce serait de mauvais poil et sans l'ami Ricoré.

La Bataille de Solférino de Justine Triet

(D.R)

(D.R)

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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 10:03
Vendredi, tout est permis

Vendredi, tout est permis

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28 septembre 2013 6 28 /09 /septembre /2013 00:51

Une rentrée qui sent le renfermé.
L'impression d'avoir cramé toutes ses cartouches avant l'ouverture de la saison.
Croire à que dalle.

On râle.

Au menu, à la grande messe de la télé, on nous la joue "back to the future" avec
un vieux beau qui a connu la gloire sous le deuxième mandat de Mitterrand,
quand on n'avait pas encore quinze ans.
Tout ça est enrobé de programmes courts pompés sur les succès de la viralité 2.0.
Pour faire avaler la pilule, on nous balance des "Connasses" à tour de bras, en faisant fi
du C.S.A. histoire de montrer à qui regarderait qu'on est dans le coup,
s'il fallait encore le prouver.

On cherche une idée dans les pages "à ne pas rater", une tendance de fond à creuser
dans l'actualité. On voudrait adhérer, croire à plus beau, plus fort, suivre la marche
d'un empereur à trouver, pourvu qu'il nous mette du baume au coeur.

Au lieu de ça, on joue à nous faire peur à grand coup de faits divers pervers.

On s'amuse avec les paillettes des défilés en guise de cache-misère
mais on reste sur notre faim, pique-assiette qu'on est.

On a carrément les crocs.

On rêve de tout dynamiter, de jeter un sort à la morosité.
On oublie tout, le temps d'une main au panier de Tony et ses coéquipiers mais
aujourd'hui c'est déjà du passé après les horreurs en série qui alimentent l'info continue.

On imagine une nouvelle réalité.

Par quoi commencer ?

Un tour à la maternité pour saluer la relève.
Ce serait tricher que de passer le relais alors qu'elle ne sait pas encore téter.
Elle aura tout le temps de jouer les justiciers, une fois qu'elle aura du poil au torse
ou un soutien-gorge à brûler.

On est noyé dans cette ère du vide.
On scrute les signes d'une reprise mais on brasse du vent…

On commande une nouvelle tournée.
Le verre à moitié plein, on se dit qu'on n'a rien à perdre à essayer par-nous même.

On n'est pas le Messie,
mais ce n'est pas la mer à boire que de mettre un peu d'eau dans son vin.

Sur le chemin, on s'attribue le droit de pester, d'être de mauvaise foi souvent
mais à la condition de ne jamais renoncer.

Le jeu en vaut peut-être la chandelle et que quitte à y laisser sa peau,
on aura eu le beau rôle.

Michael Kohlhaas, de Arnaud des Pallières

Michael Kohlhaas, de Arnaud des Pallières

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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 08:36
Good Morning
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9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 18:28

Pour une jeune femme habitant dans un F2 de 50 m2 que l'on peut qualifier d'atypique, avec une vue imprenable sur Paris (comprenez au 5ème étage sans ascenseur), et incapable de monter une Billy sans risquer un épisode dépressif, la visite du Salon Maison & Objet représente sur le papier un voyage dont il n'était pas certain que je revienne indemne.

Pourquoi arpenter un labyrinthe de halls gigantesques réunissant toutes les tendances de décorations d'intérieur où même Martha Stewart ne saurait plus où donner de la tête quand j'ai encore des difficultés à faire la différence entre une console et un guéridon et que les tables aperçues chez SDA Décoration sont plus imposantes que mon sommier 140X200 ? Outre l'opportunité de rassasier ma curiosité et mon attirance assumée pour le beau, l'exercice de style de dénicher des projets originaux mêlant style et intelligence me tentait.

J'en profite au passage pour remercier Intérieurs.fr de m'avoir offert le précieux sésame sans quoi, mon périple se serait arrêté dans la piscine à boules d'IKEA.

Telle une quête, au milieu des appliques de tête de cerf, version trophée de chasse plus vrai que nature ou déclinées en tissu Liberty, j'ai trouvé mon bonheur, sans savoir ce que je cherchais. Loin de But et de son relooking de façade avec Karl Lagerfeld pour son catalogue de rentrée, j'ai rencontré des créateurs passionnés, qui chacun dans leur domaine, ont à coeur de rendre la vie plus belle, plus drôle, plus légère, plus confortable, plus libre.

Et ce n'est pas une sinécure par les temps qui courent.
Qu'ils ou elles fabriquent des meubles en rotin depuis près de soixante-dix ans et toujours en famille, qu'ils ou elles créent des fleurs en soie dignes de la Haute Couture que la nature nous envierait si elle savait, qu'ils ou elles ré-inventent l'art de manger avec des bavoirs chic pour adultes (si si je vous assure), qu'ils ou elles revisitent le concept du Polaroïd et lui donnent une nouvelle dimension et lumineuse qui plus est, enfin qu'ils ou elles imaginent des jouets mixtes pour enfants qui ne sont ni des poupées ni des pistolets et en plus qui peuvent être exposés dans l'entrée comme le prochain projet architectural de papa, tous et toutes partagent un même plaisir d'imaginer de nouvelles façons de vivre mieux, de travailler avec respect les matières premières et de proposer des objets sensibles, durables et non dénués d'humour.

Pas mal, non, pour démarrer la semaine ?

Revue en détails et par ordre alphabétique des marques et créateurs qui m'on plue.

  • MINI ARCHI - Belgique

MODULAR HOUSE par MINI ARCHI : un objet ludique et intelligent pour les enfants. Ni bleu ou rose, sans couleur criarde, il ne dénote pas dans le salon des parents, il se range dans sa boîte mais surtout il permet de développer la créativité des enfants (à partir de 6 ans) et de leur enseigner les premières notions d'architecture grâce à des combinaisons à l'infini (tous les éléments sont modulables). Aussi, il peut être emmené chez papi et mamie ou même à la plage.

Imaginé en Belgique par un couple d'architectes-designers, fabriqué au Portugal et "testé sur" leur enfant.
Le petit plus, cette MODULAR HOUSE est à l'échelle des Playmobil. Malin jusqu'au bout des doigts.

MINI ARCHI

  • POLABOY - Allemagne

Si le Polaroïd n'a jamais été aussi tendance que depuis que les pellicules se vendent sous le manteau, POLABOY revisite le concept de façon lumineuse et accrocheuse. L'idée géniale est de proposer à la fois le flacon et l'ivresse, le cadre lumineux et la photographie et de jouer sur le rendu unique d'une image Polaroïd qui plus est en l'agrandissant.

Au choix, nous pouvons puiser dans la collection de photographies que POLABOY nous propose ou bien, nous pouvons envoyer un de nos clichés pour qu'il soit transformé en POLABOY. Que le cadre soit allumé ou pas, le traitement de l'image est tel que la photographie devient atemporelle donc éternelle.

Le design de l'objet est très bien pensé et cerise sur le gâteau, on m'a juré que son installation était un jeu d'enfant.

POLABOY

  • PRET-A-TACHER - France

Comment rester classe de la première bouchée du repas jusqu'à la dernière cuillerée et limiter le risque de tacher ad vitam eternam sa blouse en soie blanche qui nous a coûté un bras et qui ne se lave qu'à sec ? Un bavoir ? N'ai-je pas passé l'âge ? Question crédibilité auprès des autres invités, peut mieux faire, non ?

C'était avant PRET-A-TACHER. Pour les gourmands qui croquent la vie à pleines dents, pour les coquettes qui ne voudraient pour rien au monde sacrifier leur style sans renoncer pour autant au plaisir de la chair, pour les grands qui montrent l'exemple aux petits sans s'étrangler et perdre leur dignité, pour des occasions spéciales ou au quotidien, en bref pour les maniaques ou les affamés, les bavoirs de PRET-A-TACHER sont le détail qui sauvera le dîner. Ils résistent à tout, même à 40 degrés. Dans ce cas, on est prêt à remettre le couvert.

PRET-A-TACHER

  • SILK-KA - Pays-Bas

A l'origine, un fleuriste qui au plus fort de sa renommée, développe une allergie aux fleurs. Digne d'une tragédie grecque, il ne renonce pourtant pas à ses premiers amours et au lieu de battre en retraite, imagine un moyen de continuer à faire ce qu'il aime, travailler parmi les fleurs.
Depuis 20 ans maintenant, SILK-KA créé des paradis de fleurs en soie pour celles et ceux qui n'ont pas la main verte mais qui rêvent de vivre au pays d'Eden tout en évitant le kitch du plastique. Si les diamants sont éternels, les créations florales SILK-KA ont une durée de vie qui frôle l'indécence quand n'importe quelle fleur coupée se fane rien qu'à l'idée d'y penser. A l'instar de la Haute Couture, SILK-KA proposent deux collections par an, une au printemps et une autre en automne.
Leur réputation n'est plus à faire, les plus grands magasins travaillent avec SILK-KA pour la décoration de leur évènement mais si nous ne sommes pas Harrod's ou Le Bon Marché, on aimerait aussi fleurir notre intérieur avec ces fleurs.

Silk-ka

  • SIKA DESIGN - Danemark

Pour nous, le rotin, c'est hier encore cette matière que l'on confond avec l'osier et le bambou, que l'on imagine, à tord ou à raison, sous les traits du fauteuil Pomare rendu célèbre grâce à Emmanuelle. En clair, quelque chose de daté, loin des matières innovantes qu'on nous vente ces dernières années. Pourtant, à la vue des modèles proposés par SIKA DESIGN, entreprise familiale danoise spécialisée dans le rotin naturel depuis près de soixante-dix ans, ce qui ne les empêche pas de le mixer avec du polyéthylène par exemple, on se dit qu'on serait idiot de ne pas remettre en question nos préjugés et que plus rien ne nous empêche désormais de recommencer à fantasmer.

Sika Design

MINI ARCHI - Modular House

MINI ARCHI - Modular House

POLABOY

POLABOY

PRET-A-TACHER

PRET-A-TACHER

SILK-KA

SILK-KA

SIKA DESIGN

SIKA DESIGN

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8 septembre 2013 7 08 /09 /septembre /2013 14:12

Lui : "Tu vas quand chez le coiffeur ?"

Elle : "J'y suis allée hier."

Lui : "..."

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5 septembre 2013 4 05 /09 /septembre /2013 09:57

Elle est partout. A la télé, sur papier glacé, sous toutes les coutures, apprêtée à Cannes, sans fard version la fille d'à côté dans Jalouse ou presque nue pour Lui. A l'affiche, elle crève l'écran, irradie la concurrence sans en avoir l'air, dans un mélange d'assurance et de nonchalance.

On se l'arrache. On parle de la naissance d'une idole. Elle devient égérie du luxe. Auréolée d'une Palme, on lui demande son avis sur tout, elle dit des conneries comme nous. On a envie de la claquer. On est sous son emprise. Le charme agit.

Objet promotionnel incarné, chair canon de la rentrée, l'industrie a trouvé un nouveau cocotier à secouer. On connaît le phénomène. On attend que la prophétie se réalise et que cette beauté soit sacrifiée sur le bûcher des vanités, des années passées.

Déjà, on est gavé de ce joli minois comme du Foie Gras qu'on nous ressert jusqu'à l'Epiphanie. Une histoire sans fin. Perso, on ne lui en veut pas. Avant Léa, Ludivine, Irène, Julie, Mélanie sont passées par là. Reines de la soirée, elles ont été ensuite remplacées. C'est le métier. On serait bien le dernier à ne pas vouloir profiter de la lumière des projecteurs.

Mais combien d'entrées feront les films dont elle est la vedette ? Que reste-t-il du cinéma quand ce sentiment de déjà vu tue tout désir de prendre un shoot de fiction dans une salle prévue à cet effet, pour fuir une réalité trop calculée ?

Je m'en fous, j'ai une carte UGC.

Overdose
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Présentation

  • : Vodka Lemoni
  • : Pas de justification. Pas de démonstration. Que des tripes avec du style et quelque élégance. Eviter de tomber dans le piège de l'egotrip "Miroir mon beau miroir". Sortir de l'éternelle fatalité "Vous êtes de ceux qui mettent leur orgueil dans ce qu'ils ne font pas" hein Simone. Et pour rendre à Patrick ce qui est à Patrick : "Il vaut mieux vivre avec des remords qu'avec des regrets" So, que la fête commence !
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