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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 14:45

Un chignon fait à l'arrache avec une épingle à cheveu rescapée d'un naufrage au fond du sac, un tee-shirt, relique des années collège et un legging en coton, version Madonna Recherche Susan désespérément, j'avais réuni et revêtu le parfait équipement pour me présenter à la barre, complètement inconsciente des risques encourus et flippée comme le jour de ma rentrée au CP.

Je le jure.

La première apparition en entrant dans les vestiaires, fut celle d'une enfant à peine plus âgée que Billy Elliot, tout droit sortie de Martine, petit rat de l'opéra. Elle était parfaite, j'étais décomposée.

Avant même de pouvoir imaginer renoncer à cette expérience face à ce mirage qui n'en était pas un, je fus rejointe par d'autres masochistes majeures et débutantes, en mal de sensations, arborant des tenues aussi peu académiques que la mienne. Toute une génération élevée à Fame et Flash Dance profitant de la fin de l'été pour vivre l'aventure en tutu. Je ne pouvais que me réjouir. J'avais du renfort pour me camoufler dans le groupe et noyer l'impression de ridicule dans le regard nerveux de mes nouvelles camarades.

Passée l'épreuve des présentations avec le professeur et la question qui tue :

"Avez-vous déjà fait de la danse ?"

"Heu, petite, je suppose..."

"Vous n'êtes pas sûre ?"

"Oui, enfin c'est que c'était il y a très longtemps."

"Je vois."

"..."

je me retrouve à réapprendre à compter jusqu'à huit, à me promener sur un pied et à enchaîner les pas de bourrée, concentrée et sobre comme jamais.

J'ai dix ans, je sais que c'est pas vrai mais j'ai dix ans face à cette glace, au milieu des autres filles, dans les mains du maître. C'est un sentiment étrange que celui de revivre son enfance, des années après, en cadence et sans regret.

Ca valait bien un coup de pied au cul.

Panpan tutu
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21 août 2013 3 21 /08 /août /2013 08:14

"Un thé vert, s'il vous plait".

Le garçon de café apporte une théière remplie d'eau chaude, un sachet blanchi au chlore Lipton Yellow
et deux morceaux de sucre roux.

Je lui fais remarquer que ce n'est pas ce que j'avais demandé.



"Vous aviez commandé un thé, non ?"

"Oui, mais vert."

"Je n'ai que ça."

"Alors je prendrai un café serré."

"Vous êtes compliquée."

"Non, mais je suis pressée.

Tea time
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6 août 2013 2 06 /08 /août /2013 09:44

Holiday, celebrate

Holiday, celebrate

If we took a holiday yeah

Took some time to celebrate

Just one day out of life

It would be

It would be so nice

Everybody spread the word

We're gonna have a celebration

All across the world

Searching for a destiny that's mine

There's another place, another time

Touching many hearts along the way yeah

Hopin' that I'll never have to say

It's just an illusion

(Ooh ooh ooh aah) illusion

(Ooh ooh ooh aah) illusion

Follow your emotions anywhere

Is it really magic in the air?

Never let your feelings get you down

Open up your eyes and look around

Just an illusion
Just an illusion
Just an illusion

Just an illusion

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31 juillet 2013 3 31 /07 /juillet /2013 15:59

Le temps est à l'orage et les bagages attendent encore sous le lit l'heure de vérité pour cette année : fin août / début septembre, mer ou montagne ?

Dans le doute et pour éviter de craquer pour un last minute qu'on regretterait, choisi un soir de pluie, esseulée, quand les amis sont en villégiature et l'homme de sa vie occupé à boucler des dossiers top secret, on se dit qu'on serait bête de ne pas profiter de l'été sous les pavés.
Les places de parking sont vides et les touristes en rang d'oignons devant les monuments classés jusqu'alors vus en cartes postales ou sur Google Image.
Les déjeuners sur l'herbe de circonstance et le cinéma se joue à la belle étoile.
On franchit même le périph' avec envie pour une session BBQ chez les propriétaires d'un jardin équipé pour les grillades marinées. Même le retour en RER sous l'effet du rosé est apprécié.
On se rafraîchit dans les galeries désertes qui n'ont pas encore fermé et on profite d'un café en terrasse à côté d'un couple d'Américains à peine débarqués.
On s'offre le luxe d'une sieste lors d'un concert en plein air à La Villette à l'heure du cafard d'hiver et on déambule dans la ville fantôme après avoir fondu devant les tentations de la Maison Bertillon.
 
On se dit que Paris, l'été, ça le fait.
D'autant qu'on évite les bouchons du chassé-croisé.
En (presque) parisienne assumée, on éprouve une certaine satisfaction à avoir évité l'expérience traumatisante de l'accordéon sur la Francilienne, pour ne pas parler d'un sentiment de vengeance à point nommé, quand à la piscine publique quelques heures auparavant, on s'est retrouvé coincé, dans les lignes d'eau, entre des cador en slip de bain occupés à jouer comme des gamins et des mamies avec leurs maillots fleuris des seventies manquant de boire la tasse à chaque brasse coulée.
Ne manquait que la station de péage pour se sentir sur l'autoroute des vacances. 
Et la glacière dans le coffre.
 
Paris est magique.
 
 
Le temps est à l'orage et les bagages attendent encore sous le lit l'heure de vérité pour cette année : mer ou montagne, fin août ou début septembre ?
Dans le doute et pour éviter de craquer pour un last minute choisi un soir de pluie, esseulée, quand les amis sont en villégiature et l'homme de sa vie occupé à boucler des dossiers top secret, on se dit qu'on serait bête de ne pas profiter de l'été sous les pavés.
Les places de parking sont vides et les touristes en rang d'oignons devant les monuments incontournables jusqu'alors vus en cartes postales.
Les déjeuners sur l'herbe de circonstance et le cinéma se joue à la belle étoile.
On franchit même le périph' avec envie pour une session BBQ chez les propriétaires d'un jardin équipé pour les grillades marinées. Même le retour en RER sous l'effet du rosé est agréable.
On se rafraîchit dans les galeries désertes qui n'ont pas encore fermé et on profite d'un café en terrasse à côté d'un couple d'Américains à peine débarqués.
On s'offre le luxe d'une sieste lors d'un concert en plein air à La Villette à l'heure du cafard d'hiver et on déambule dans la ville fantôme après avoir fondu devant les tentations de la Maison Bertillon.
 
On se dit que Paris, l'été, ça le fait.
D'autant qu'on évite les bouchons du chassé-croisé.
 
En (presque) parisienne assumée, on éprouve une certaine satisfaction à avoir évité l'expérience traumatisante de l'accordéon sur la Francilienne, pour ne pas dire un sentiment de vengeance à point nommé, quand à la piscine publique quelques heures auparavant, on s'est retrouvé coincé, dans les lignes d'eau, entre des cador en slip de bain à jouer comme des gamins et des mamies avec leurs maillots fleuris des seventies manquant de boire la tasse à chaque brasse.
Ne manquait que la station de péage pour se sentir sur l'autoroute des vacances. 
 
Et la glacière dans le coffre.
Paris est magique
Paris est magique
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24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 23:38

Une nouvelle journée s’est achevée. Une angoisse de l’avoir laissé filer, d’avoir perdu un temps précieux, de n’avoir pas créé davantage d’opportunités en restant enfermée pire d’avoir à regretter des occasions manquées.

Une sensation douce, cotonneuse mais honteuse. Aucun signe de vie, de près ou de loin. Je vérifie mes objets connectés. Aucun message, aucune urgence, pour inciter au lever et à la prise de relais. Personne à retrouver. Personne à m’attendre. Personne pour poser de question. J’ai le temps. C’est l’été, c’est de saison. Je suis rassurée… Je suis lassée et en un instant comme désemparée.

Un mouvement pour réveiller un membre ankylosé, une gorgée d’eau pour rafraîchir la bouche pâteuse. Prolonger la position couchée sur ce canapé le temps au rêve de s’échapper. C’est fou comme ceux-là sont différents de ceux faits dans l’obscurité. Je ne cherche pas à comprendre. A mes côtés, les pages d’un livre écornées et ma joue toute fripée.

A l’origine, il s’agissait de s’allonger quelques minutes, histoire de ne pas lutter sans raison d’interminables secondes contre ce méchant coup de barre et de faire redémarrer la machine pour continuer sur la lancée de la matinée.

Tu parles. Même l’alarme programmée n’y a rien fait. L’après-midi sacrifié, le premier réflexe après le constat des dégâts a été de s’abandonner à cette paresse et d’attendre passivement que la nuit tombe. Foutue pour foutue… Mais l’instinct de survie a pris le dessus. Passer un gant de toilette mouillé sur le visage, retrouver une haleine fraîche grâce aux trois minutes réglementaires et s’arranger les cheveux afin d’être présentable à sa table de travail. Reprendre là où je l’avais laissé. Rien n’a bougé. Le monde aurait pu s’écrouler que je n’y aurais vu que du feu. C’est la sortie de bureau et j’essaie de rattraper ces quelques heures auxquelles j’accorde alors une importance démesurée.

Je m’en veux de cette faiblesse et d’en faire une montagne.

Je me replonge dans mes notes et redouble de concentration. Je lève la tête de l’écran. La lumière est entre chien et loup. Je décide de prendre l’air et de me dégourdir les jambes pour fatiguer le corps. Le pire serait de ne pas trouver le sommeil en rentrant, de tourner en rond en compagnie de mes démons. Et de retomber dans les bras de Morphée à l’heure du goûter.

Promotion canapé
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15 juillet 2013 1 15 /07 /juillet /2013 18:59

Frais comme une légère brise qui caresse la nuque et frôle notre genou, le film de ce début d'été est en noir et blanc mais nous donne du rose aux joues.

La première scène et d'autres détails qui n'en sont pas, comme la présence d'Adam dans le casting, nous rappellent Girls et ce n'est pas pour nous déplaire. Mais, un "je ne sais quoi" nous transporte dans une dimension cinématographique, moins hystérique plus poétique, que loin de vouloir consommer sans modération, on voudrait siroter et mettre sur pause, histoire d'en garder en réserve pour les jours moroses.

Si Hannah refuse de grandir, Frances n'a pas réalisé encore ce que cela voulait dire.

La vie comme elle danse, des bleus sur les jambes, bordélique et aimant ses parents, elle n'a aucun plan de carrière, une amie qui dort sans chaussette et l'envie de se battre à mains nues dans les jardins publics.

Perdue dans ce monde de brutes, tiraillée entre un pacte d'amitié et une proposition de s'installer avec un homme et ses sphinx, elle ne s'en tire pas trop mal après un week-end à Paris pour lequel elle s'endettera et qui la conduira à la case départ, l'université de ses (plus) jeunes années.

Incapable de calculer un coup d'avance, trop honnête et tête en l'air pour cela, elle tentera sa chance, à plusieurs reprises se cassera les dents, et parce qu'elle est faite de grâce et qu'elle voit de la lumière qui brille chez ceux qu'elle aime, elle réussira à poser un pied au sol, s'arrêtera de tanguer sans pourtant cesser de rêver et tracera sa voie, telle une étoile sous les feux de la rampe.

Frances Ha de Noah Baumbach avec Greta Gerwig, actuellement au cinéma.

Frances Ha de Noah Baumbach avec Greta Gerwig, actuellement au cinéma.

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9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 18:56

A s'émerveiller

Autour de toi,

A célébrer ton arrivée.

 

Elle te collera à la peau.

Dans le sang, dans ta chair,

Ton héritage coule déjà à flots.

 

Il te faudra marquer ton territoire,

Montrer les crocs et serrer les dents.

Suivre ses traces ; parfois faire le grand écart.

 

Tu as l'amour pour rêver sans entrave et le choix des armes.

S'il t'arrivait d'étouffer, de lui en vouloir, de prendre le large, va.

Elle sera fière de toi et heureuse à ton retour de te serrer dans ses bras.

 

 

C'est la vie.

Ainsi soit-il.

La meute
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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 18:42
L'exemple

Rien n'est moins sûr par les temps qui courent que de trouver la marche à suivre, la bonne cadence. Réaction de repli, protection aux avant-postes, on se regarde en chiens de faïence et on compte nos économies au rythme d'une playlist qui tourne en boucle depuis une décennie.

La loose.

Quelle tristesse.

Avant même d'atteindre l'ivresse, dans les heures creuses de la nuit comme un trou noir, on ne se raconte même plus d'histoire. L'envie n'est plus à vouloir briller à tout prix. On préfère se la jouer "c'est la galère, mon ami".

Demander d'exister un peu, de l'intérêt pas calculé ou encore pour faire la conversation et échapper an blanc gênant sur l'épaule d'un inconnu ou la piste de danse. De toutes les manières, on se répand dans la poussière. On n'essaie même plus de camoufler la misère.
Chacun dans son coin tire la couverture, a peur d'avoir froid, pire d'être le dindon de la farce. Se plaindre pour faire son malin et avoir quelque chose à raconter jusqu'au petit matin.

L'élégance de la tête haute envolée, on touche le fond, l'air blasé, la faute à la crise.
On remballe sa fierté, on range au placard son optimisme et ce sera à qui aura eu la semaine la plus pourrie.

Beau défi qui donne envie.

Croire que c'est encore possible reste un vœu pieu, ou pour les ambitieux.

Prévert alors dans la tête qui me répète "Il faudrait essayer d'être heureux, ne serait-ce que pour donner l'exemple"....

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18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 16:27

Rendez-vous sur le parvis du Trocadéro, à l'heure où des limousines pleines d'Américaines dans des robes du soir louées pour l'occasion, patientent en double file, le temps pour les princesses d'immortaliser cette soirée devant l'objectif, entre Tours Eiffel miniatures et gadgets volant non-identifiés.

Le spectacle est des plus divertissants, d'autant que se joue en simultané, l'installation du hold-up qui annonce l'été à Paris, le dîner en blanc, réservé à un public averti et bien-né. Tables de bridge, vaisselle en porcelaine et nappes assorties, le jardin est transformé en quelques minutes en une scène immaculée et privatisée le temps d'un pique-nique avec dress-code imposé.

Au théâtre de Chaillot, c'est une toute autre histoire qui sera donnée. Loin de l'ambiance show-off de l'extérieur, l'invitation ici est pour un voyage en eaux troubles, en terres inconnues. Peu importe de connaître la destination, l'essentiel sera d'accepter de se perdre dans un espace-temps indéfini, de se laisser enivrer par les rythmes et le mouvement des corps, de ne pas vouloir tout comprendre absolument, mais surtout d'apprivoiser la lumière qui jaillit des danseurs et des couleurs.

Une parenthèse dansée comme pour ne pas oublier que rien n'est figé, que la grâce naît de l'effort acharné dans cette quête illuminée.

Light de Maurice Béjart. Une surprise. Un cadeau. Une découverte.

Light de Maurice Béjart. Une surprise. Un cadeau. Une découverte.

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7 juin 2013 5 07 /06 /juin /2013 15:59
Happy hour

Le déluge derrière nous, avant le solstice d'été, pas une seconde à perdre pour rougir de plaisir et faire le plein de vitamine D à une terrasse blindée. Surtout quand dans les semaines à venir, l'endimanchage est au programme des festivités ; dans ces conditions la peau hâlée est toujours préférée au teint de lait... Diktat de la mode et astuce pour camoufler les capitons accrochés comme des morpions.

Entre mariages d'amis, galas de fin d'études et autres célébrations avec dresscode old fashioned qui exige la robe cocktail pour la gente féminine, sachez que l'on peut détourner l'exercice de style et éviter la crise d'angoisse dans une cabine d'essayage un soir d'orage, 24 heures chrono avant la première invitation.

Pour ce faire, et on ne le dit jamais assez, éviter le total look des podiums, préférez une recette qui a fait ses preuves : le mix&match tendance à la vie à la mode.

En clair, au lieu de craquer par facilité pour un bout de chiffon mal coupé que vous regretterez, n'hésitez pas à plonger dans les entrailles de votre garde-robe. Si vous appréhendez l'expérience, n'hésitez pas avant de passer à l'oeuvre à vous concocter un Cosmopolitain à votre sauce, qui saura désinhiber vos sens. Après ça, have fun (attention à ne pas tomber dans l'extrême Barbie Styliste) et n'ayez pas peur de vider vos placards sur votre lit - ce qui sera une excellente occasion pour ranger votre penderie et retrouver cette fameuse robe, que vous pensiez avoir égarée.

Oublier les commentaires ou regards qui en disent long de votre tendre et cher, rappelez-lui qu'il ne sort pas de St Martin's School et que de toute façon lui ne sait pas faire la différence entre un blaser et un caraco.

Bref, faites-vous confiance. N'est-il pas temps d'inaugurer cette jolie robe, encore dans son emballage, achetée sur un coup de folie, quand vous rêviez encore de décrocher un César ? Accommodez-la avec quelques bijoux de famille, votre Carré et des talons dorés. L'affaire est dans le sac et la pochette accordée.

Une touche de make-up (attention à ne pas dépasser la dose prescrite car fond comme une glace au soleil) et vous êtes parée pour traverser Paris sur les rails, rejoindre votre chevalier aux portes du haras et profiter de cette soirée et du bar à volonté.

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Présentation

  • : Vodka Lemoni
  • : Pas de justification. Pas de démonstration. Que des tripes avec du style et quelque élégance. Eviter de tomber dans le piège de l'egotrip "Miroir mon beau miroir". Sortir de l'éternelle fatalité "Vous êtes de ceux qui mettent leur orgueil dans ce qu'ils ne font pas" hein Simone. Et pour rendre à Patrick ce qui est à Patrick : "Il vaut mieux vivre avec des remords qu'avec des regrets" So, que la fête commence !
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