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5 février 2018 1 05 /02 /février /2018 16:14

Janvier 2018, Place Vendôme, Hôtel Particulier ouvert sur le monde. 

La circulation dehors ne s’est pas arrêtée pour l’occasion.
Sait-elle au moins ce qu’il se tisse à quelques mètres d’elle, au coeur de Paris, à cette adresse mythique ? 
 
Dans la lumière du jour, sans mise en scène tapageuse et sous tous les angles, au beau milieu d'un gratin de spectateurs-trices plus ou moins incognito triés sur le volet, rapporteurs-ses connecté-e-s, un oasis de poésie, une jungle luxuriante sans frontière s’incarne sous les traits de silhouettes remarquablement dessinées, aux peaux de velours et à la beauté impertinente.
 
"What did you except ?"
 
Le féminin est ici porté à un tel degré d’excellence, hors des sentiers battus de la séduction, qu’il introduit des revendications féministes dans les moindres détails des modèles présentés.
 
Des poches aux veste (clin d’oeil à la Tenue d’abri de 1939 ?), des sandales plates, des cheveux libres, des visages sans fard, des bijoux avec parcimonie qui rappellent les baguettes de sourciers, les trésors ne sont pas ceux dont on se pare et s’enorgueillit mais ceux que l’on découvre au gré des aventures.
 
Retour aux sources de l’art d’Elsa.
Les transparences superposées dévoilent une sélection hors pair des matières et une maîtrise des broderies qui donnent vie aux rêves les plus fous.
 
Les femmes Schiap’ sont autant de prêtresses, de fées, d’amazones à l’avant-garde. Loin des contes à l’eau de rose, elles foulent sans en faire jamais mention, les interdits et tabous de notre temps : celui qui passe et qui s’inscrit sur notre visage, l’impératif de plaire au prix de sa chair, le luxe dans une tour d’ivoire.
 
Ici, on touche du doigt à un idéal qui n’a rien d'utopique. Chez Schiaparelli, la haute couture n’est pas moins inaccessible qu’ailleurs, à la différence que sa force est palpable, vitale et sa traduction portable. 
 
Ce dernier défilé est une nouvelle preuve, s’il en fallait, que Bertrand Guyon, directeur du style, excelle en tant que maître de cérémonie, orchestrant avec autant de délicatesse que d’assurance, une couture vivante, audacieuse, qui n’a pas besoin de démonstration ostentatoire pour en assumer le rang.
 
La messe - païenne - est dite. 
Modèle Makeda, photo du défilé Haute Couture Printemps Été 2018

Modèle Makeda, photo du défilé Haute Couture Printemps Été 2018

Modèle Elyssa, photo du défilé Haute Couture Printemps Été 2018

Modèle Elyssa, photo du défilé Haute Couture Printemps Été 2018

Modèle Rosalie Gicanda, photo du défilé Haute Couture Printemps Été 2018

Modèle Rosalie Gicanda, photo du défilé Haute Couture Printemps Été 2018

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Présentation

  • : Vodka Lemoni
  • : Pas de justification. Pas de démonstration. Que des tripes avec du style et quelque élégance. Eviter de tomber dans le piège de l'egotrip "Miroir mon beau miroir". Sortir de l'éternelle fatalité "Vous êtes de ceux qui mettent leur orgueil dans ce qu'ils ne font pas" hein Simone. Et pour rendre à Patrick ce qui est à Patrick : "Il vaut mieux vivre avec des remords qu'avec des regrets" So, que la fête commence !
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