Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
28 octobre 2020 3 28 /10 /octobre /2020 11:30

Pour accueillir.
Protéger.
Réchauffer.
Materner.
Composer.
S’allonger.
Jouer.
Se cacher.
Rêver.
Cajoler.
Chérir.
Colorer.
Aimer.
Adoucir.
Voyager.
Pour bercer.

Pour Charles.

Couverture de berceau - Sonia Delaunay, 1911

Couverture de berceau - Sonia Delaunay, 1911

Partager cet article
Repost0
7 mars 2018 3 07 /03 /mars /2018 11:17

Après la rencontre de l’idéal cowboy,

Envie de choisir une monture et de partir à l’aventure.

Conquérir ce qui est vu d’ici comme le nouveau western.

 

Jouer son jockey.

Pas de limite, entre fiction et réalité.

Apprivoiser l’animal, faire corps avec lui et trouver sa place dans la société.

Devenir cavalier.

Créer pour parader pour exister.

 

Le temps d’un concours épique en tenue d’apparat, mettre à l’unisson la communauté
et amorcer une grande chevauchée.

 

La soif de liberté viendra de l’amour de son poulain.

 

Dans cette course hors compétition, les derniers seront les premiers.

 

Mohamed Bourouissa à travers « Urban Riders », réinterprète en quelque sorte le mythe de Pégase, y trouvant une nouvelle source poétique qui nous enchante, non sans nous surprendre.

 

Entre The Wire et nos souvenirs de kermesse, on se prend à vouloir faire un tour dans le manège.

"Urban Riders" par Mohamed Bourouissa, Musée d’art moderne de la ville de Paris, jusqu’au 22 avril 2018

"Urban Riders" par Mohamed Bourouissa, Musée d’art moderne de la ville de Paris, jusqu’au 22 avril 2018

Partager cet article
Repost0
9 février 2018 5 09 /02 /février /2018 15:06

Entre dix et quinze centimètres.
La Capitale est métamorphosée.
La circulation est au ralenti et l’excitation à son comble.
L’ambiance est électrique.
Plus rien ne va.

 

Et avec la neige tombent les diktats de la mode.
Vive le hors-piste.

 

Si quelques imperturbables ne changent rien à leurs habitudes vestimentaires et bravent les éléments en veste demi-saison (on les soupçonne d’avoir a minima investi dans un Damart), d’autres ne résistent pas à l’appel de la poudreuse et ont déballé les après-ski à l’annonce du premier flocon.

 

Dans ces moments météorologiques « exceptionnels », le fashion faux pas est toléré, accepté voire recherché. La neige avec les grandes chaleurs représentent une parenthèse enchantée où le bon goût est mis sur pause, débridant une créativité parfois insoupçonnée.

L’apparition de fourrures de tous âges, héritées ou simulées, portées en toute impunité par tous les genres, de la tête aux pieds réveillent nos instincts primaires de chasseur. On se dit qu’en ces derniers jours de soldes, il serait dommage de ne pas tenter sa chance et d’apprendre à tirer parti d’une occasion en or blanc pour assouvir cette envie de peau de bête (et de cheminée). Celle-ci n'étant plus réservée à la voisine octogénaire du deuxième ni au Mac Pimp, héros d’Iceberg Slim. Certains optent pour des solutions textiles high tech et les couleurs fluo qui vont généralement avec, histoire d’être repérables à cent mètres à la ronde, même aux heures de pointe dans le métro.

 

Il n’est plus question de respecter des codes sociaux mais de s’adapter à la nature avec les moyens du bord. Il y a quelque chose d’émouvant à exhumer de ses placards une écharpe pure laine tricotée et offerte par mamie il y a de cela des années, dont on n’a jamais réussi à se séparer, mais jamais portée car ne correspondant pas aux tendances du moment. A y regarder de plus près, aujourd’hui, elle pourrait passer pour une Missoni.

 

Entre deux fashion weeks, le spectacle continue dans la rue et nous sommes au premier rang pour apprécier l’avalanche d’ingéniosité des passants qui défilent sous notre nez comme un hommage vivant à Balenciaga.

 

On se dit alors, le carnaval approchant, qu’on serait tenté nous aussi de sortir le grand jeu par grand froid et de revenir à nos amours d’enfant de déguisement, quand notre premier réflexe est de vouloir nous fondre, encore et toujours dans le décor.

 

Let’s play.

Instagram Balenciaga

Instagram Balenciaga

Instagram Sophie Fontanel

Instagram Sophie Fontanel

Partager cet article
Repost0
5 février 2018 1 05 /02 /février /2018 16:14

Janvier 2018, Place Vendôme, Hôtel Particulier ouvert sur le monde. 

La circulation dehors ne s’est pas arrêtée pour l’occasion.
Sait-elle au moins ce qu’il se tisse à quelques mètres d’elle, au coeur de Paris, à cette adresse mythique ? 
 
Dans la lumière du jour, sans mise en scène tapageuse et sous tous les angles, au beau milieu d'un gratin de spectateurs-trices plus ou moins incognito triés sur le volet, rapporteurs-ses connecté-e-s, un oasis de poésie, une jungle luxuriante sans frontière s’incarne sous les traits de silhouettes remarquablement dessinées, aux peaux de velours et à la beauté impertinente.
 
"What did you except ?"
 
Le féminin est ici porté à un tel degré d’excellence, hors des sentiers battus de la séduction, qu’il introduit des revendications féministes dans les moindres détails des modèles présentés.
 
Des poches aux veste (clin d’oeil à la Tenue d’abri de 1939 ?), des sandales plates, des cheveux libres, des visages sans fard, des bijoux avec parcimonie qui rappellent les baguettes de sourciers, les trésors ne sont pas ceux dont on se pare et s’enorgueillit mais ceux que l’on découvre au gré des aventures.
 
Retour aux sources de l’art d’Elsa.
Les transparences superposées dévoilent une sélection hors pair des matières et une maîtrise des broderies qui donnent vie aux rêves les plus fous.
 
Les femmes Schiap’ sont autant de prêtresses, de fées, d’amazones à l’avant-garde. Loin des contes à l’eau de rose, elles foulent sans en faire jamais mention, les interdits et tabous de notre temps : celui qui passe et qui s’inscrit sur notre visage, l’impératif de plaire au prix de sa chair, le luxe dans une tour d’ivoire.
 
Ici, on touche du doigt à un idéal qui n’a rien d'utopique. Chez Schiaparelli, la haute couture n’est pas moins inaccessible qu’ailleurs, à la différence que sa force est palpable, vitale et sa traduction portable. 
 
Ce dernier défilé est une nouvelle preuve, s’il en fallait, que Bertrand Guyon, directeur du style, excelle en tant que maître de cérémonie, orchestrant avec autant de délicatesse que d’assurance, une couture vivante, audacieuse, qui n’a pas besoin de démonstration ostentatoire pour en assumer le rang.
 
La messe - païenne - est dite. 
Modèle Makeda, photo du défilé Haute Couture Printemps Été 2018

Modèle Makeda, photo du défilé Haute Couture Printemps Été 2018

Modèle Elyssa, photo du défilé Haute Couture Printemps Été 2018

Modèle Elyssa, photo du défilé Haute Couture Printemps Été 2018

Modèle Rosalie Gicanda, photo du défilé Haute Couture Printemps Été 2018

Modèle Rosalie Gicanda, photo du défilé Haute Couture Printemps Été 2018

Partager cet article
Repost0
22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 12:44

"Elle aime Paris, de toute façon, de la porte de la Chapelle à Montparnasse. Elle en aime les couches successives, contradictoires, les intersections et les changements brusques. Parfois, deux rues suffisent pour basculer d'un quartier à l'autre, d'autres fois il faut traverser de courtes zones sans identité. Elle aime le brassage des touristes, de la racaille, des Chinois, des provinciaux, des cultureux, des modeuses, des banquiers et des caissières - tous chez eux, en même temps, qui n'habitent ni tout à fait la même ville, ni tout à fait une autre. Un jour on pensera à ce Paris cosmopolite du début du troisième millénaire comme à une Babylone insensée, et on aura du mal à se représenter autant de gens différents ayant réussi à vivre ensemble dans une paix bien réelle. Des geeks barbus, des pédés d'extrême droite, des Juifs dealers, des bombasses khâgneuses, des Américains bohèmes et des toxicos réactionnaires... Toutes les articulations sont possibles et elle fait partie de cette mosaïque. Même si elle n'arrête pas de se plaindre que tout change et toujours vers le pire, elle se sent toujours autant chez elle, dans cette ville tarabiscotée."

Virginie Despentes, Vernon Subutex 2.

Partager cet article
Repost0
23 décembre 2013 1 23 /12 /décembre /2013 11:21

A la rétrospective Pierre Huygue, au Centre Pompidou, à Paris.

Lui : "En fait, il fait tout comme nous, mais en mieux..."

Elle : "Tu dis ça à cause de la fumée et des néons ?"

Lui : "Pas que..."

Partager cet article
Repost0
31 juillet 2013 3 31 /07 /juillet /2013 15:59

Le temps est à l'orage et les bagages attendent encore sous le lit l'heure de vérité pour cette année : fin août / début septembre, mer ou montagne ?

Dans le doute et pour éviter de craquer pour un last minute qu'on regretterait, choisi un soir de pluie, esseulée, quand les amis sont en villégiature et l'homme de sa vie occupé à boucler des dossiers top secret, on se dit qu'on serait bête de ne pas profiter de l'été sous les pavés.
Les places de parking sont vides et les touristes en rang d'oignons devant les monuments classés jusqu'alors vus en cartes postales ou sur Google Image.
Les déjeuners sur l'herbe de circonstance et le cinéma se joue à la belle étoile.
On franchit même le périph' avec envie pour une session BBQ chez les propriétaires d'un jardin équipé pour les grillades marinées. Même le retour en RER sous l'effet du rosé est apprécié.
On se rafraîchit dans les galeries désertes qui n'ont pas encore fermé et on profite d'un café en terrasse à côté d'un couple d'Américains à peine débarqués.
On s'offre le luxe d'une sieste lors d'un concert en plein air à La Villette à l'heure du cafard d'hiver et on déambule dans la ville fantôme après avoir fondu devant les tentations de la Maison Bertillon.
 
On se dit que Paris, l'été, ça le fait.
D'autant qu'on évite les bouchons du chassé-croisé.
En (presque) parisienne assumée, on éprouve une certaine satisfaction à avoir évité l'expérience traumatisante de l'accordéon sur la Francilienne, pour ne pas parler d'un sentiment de vengeance à point nommé, quand à la piscine publique quelques heures auparavant, on s'est retrouvé coincé, dans les lignes d'eau, entre des cador en slip de bain occupés à jouer comme des gamins et des mamies avec leurs maillots fleuris des seventies manquant de boire la tasse à chaque brasse coulée.
Ne manquait que la station de péage pour se sentir sur l'autoroute des vacances. 
Et la glacière dans le coffre.
 
Paris est magique.
 
 
Le temps est à l'orage et les bagages attendent encore sous le lit l'heure de vérité pour cette année : mer ou montagne, fin août ou début septembre ?
Dans le doute et pour éviter de craquer pour un last minute choisi un soir de pluie, esseulée, quand les amis sont en villégiature et l'homme de sa vie occupé à boucler des dossiers top secret, on se dit qu'on serait bête de ne pas profiter de l'été sous les pavés.
Les places de parking sont vides et les touristes en rang d'oignons devant les monuments incontournables jusqu'alors vus en cartes postales.
Les déjeuners sur l'herbe de circonstance et le cinéma se joue à la belle étoile.
On franchit même le périph' avec envie pour une session BBQ chez les propriétaires d'un jardin équipé pour les grillades marinées. Même le retour en RER sous l'effet du rosé est agréable.
On se rafraîchit dans les galeries désertes qui n'ont pas encore fermé et on profite d'un café en terrasse à côté d'un couple d'Américains à peine débarqués.
On s'offre le luxe d'une sieste lors d'un concert en plein air à La Villette à l'heure du cafard d'hiver et on déambule dans la ville fantôme après avoir fondu devant les tentations de la Maison Bertillon.
 
On se dit que Paris, l'été, ça le fait.
D'autant qu'on évite les bouchons du chassé-croisé.
 
En (presque) parisienne assumée, on éprouve une certaine satisfaction à avoir évité l'expérience traumatisante de l'accordéon sur la Francilienne, pour ne pas dire un sentiment de vengeance à point nommé, quand à la piscine publique quelques heures auparavant, on s'est retrouvé coincé, dans les lignes d'eau, entre des cador en slip de bain à jouer comme des gamins et des mamies avec leurs maillots fleuris des seventies manquant de boire la tasse à chaque brasse.
Ne manquait que la station de péage pour se sentir sur l'autoroute des vacances. 
 
Et la glacière dans le coffre.
Paris est magique
Paris est magique
Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Vodka Lemoni
  • : Pas de justification. Pas de démonstration. Que des tripes avec du style et quelque élégance. Eviter de tomber dans le piège de l'egotrip "Miroir mon beau miroir". Sortir de l'éternelle fatalité "Vous êtes de ceux qui mettent leur orgueil dans ce qu'ils ne font pas" hein Simone. Et pour rendre à Patrick ce qui est à Patrick : "Il vaut mieux vivre avec des remords qu'avec des regrets" So, que la fête commence !
  • Contact

Recherche

Liens